Adrian Mannarino: «Un monde entre Federer et moi»
TENNIS•Largement battu par Roger Federer (6/2, 6/3), le jeune Français voit l'écart qu'il lui reste à combler avec les meilleurs…Propos recueillis par B.V, à Bercy
Il l’avait déjà joué à Wimbledon, en juin dernier. Et la conclusion avait été sensiblement la même: une franche défaite. Face à Roger Federer, Adrian Mannarino n’a rien pu faire (6/2, 6/3) et a pu mesurer la différence entre un top player et lui-même.
Etes-vous satisfait de votre match face à Federer?
C’est difficile à dire. Il jouait vraiment bien. Il m’a obligé à prendre des risques que je ne suis pas habitué à prendre. Alors au final j’ai fait pleins de fautes. Mais c’est lui qui en était la raison, il a fait son job. Il a bien servi et il n’a rien raté. Au final, c’est allé vite.
Qu’est ce que vous devez faire pour rivaliser face à de tels joueurs?
Je dois être plus solide, servir mieux et gagner plus de points «gratuits». J’ai du faire beaucoup d’efforts pour chaque points, alors que lui se contentait de juste bien servir et bien retourner.
Est-ce que le fait de jouer Federer devant le central vous a inhibé?
Jouer Roger ne m’a pas posé de problème. Ce qui m’en a posé problème, c’est le fait qu’il joue si bien. Honnêtement, je ne réflechissais pas au fait que c’était lui de l’autre côté du filet. Mais chaque fois que je servais il était un mètre dans le court. Il me mettait sous pression tout le temps… Il a fait ce qu’il avait à faire, mais pas plus.
On sent un peu de découragement dans votre voix…
J’ai l’impression qu’il y a un monde d’écart entre lui et moi. Il est si rapide que quand j’ai l’impression d’avoir servi une bonne première balle, on dirait que c’est une cinquième balle. Mais bon… C’est bien pour mon futur d’affronter de tels joueurs. Je dois m’y habituer.



















