PSG: Diego Lugano, le maillon faible des Parisiens

FOOTBALL Présenté comme le taulier de la défense et du vestiaire à son arrivée, l'Uruguayen peine à convaincre...

A.M.

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Le Parisien Diego Lugano, le 26 octobre 2011, à Dijon, en Coupe de la Ligue.
Le Parisien Diego Lugano, le 26 octobre 2011, à Dijon, en Coupe de la Ligue. — POL EMILE/SIPA

«Pour moi, les leaders sont sur le terrain». A peine Diego Lugano avait-il mis les pieds dans la capitale qu’Antoine Kombouaré lui avait mis la pression. L’Uruguayen, recruté à Fenerbahçe autant pour ses qualités de défenseur que pour celles de leader, allait devoir démontrer qu’il avait les épaules. Un mois et demi plus tard, «Tota» n’a pas encore rempli sa part du contrat. Loin de là. A Dijon, mercredi, en 8e de finale de la Coupe de la Ligue (3-2), il était le premier défenseur central du PSG, avec Zoumana Camara, a encaissé trois buts en un match depuis un an. De quoi remettre en cause le statut de titulaire qu’on lui promettait, alors que les Parisiens recevront Caen samedi.

Cinq matchs, cinq cartons jaunes 

Le capitaine de la Celeste a joué quatre matchs de Ligue 1 et un en Coupe de la Ligue. Preuve de son manque de rythme évident, Diego Lugano est sorti de ces matchs avec un avertissement à chaque fois. Contre Dijon, en championnat, dimanche dernier, c’est son entraîneur qui lui  a évité l’expulsion. «J’ai préféré être prudent. J’ai senti que cela pouvait le mettre en difficulté», expliquait le coach dimanche soir. Pour la revanche en Bourgogne, il a offert un penalty avant d’intervenir trop mollement sur l’égalisation. Une déprime qui n’est pas visible en sélection, où son statut de capitaine et ses trois buts lors de ses deux dernières sélections le protègent encore. 

«J’imaginais ça plutôt comme l’Angleterre» 

En France, avec son jeu particulièrement viril, le défenseur parisien est dans l’œil des arbitres. «Au niveau physique, ce n'est pas ce que je pensais. J'imaginais ça plutôt comme l'Angleterre. Je voyais ça plus dur, avec plus de fautes», expliquait Lugano fin septembre. A bientôt 32 ans (il les aura mercredi prochain), le défenseur parisien est peut-être pour la première fois de sa carrière la cible des attaquants adverses. «On est allé là où il y avait de la place», glissait l’attaquant dijonnais Brice Jovial au Parisien, peu après la victoire du DFCO en Coupe de la Ligue. Et au PSG, ces derniers temps, «la place» n’est jamais très loin de Lugano.