A Bordeaux, Yoan Gouffran et les Girondins ne veulent pas «passer pour les clowns de service»

FOOTBALL L'attaquant bordelais estime que les Marine et Blanc se ridiculiseraient en perdant à Ajaccio, samedi...

Recueilli par Rémi Bostsarron, à Bordeaux

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Yoan Gouffran, le 20 août 2011, à Bordeaux, contre Auxerre.
Yoan Gouffran, le 20 août 2011, à Bordeaux, contre Auxerre. — PIERRE ANDRIEU / AFP

18emes de Ligue 1 et premier relégables, les Girondins vont disputer un match de la peur chez le dernier, Ajaccio, samedi. Leur buteur veut éviter de toucher le fond.

Bordeaux ne compte qu’une victoire en championnat. Il est temps d’aller chercher la deuxième, à Ajaccio?

Oui, c’est un bilan bien pauvre, et il y a vraiment urgence à gagner. Peu importe la manière, il faut ramener trois points. Je ne sais pas si c’est adversaire idéal, de toute façon avec nous il faut s’attendre à tout. C’est un match difficile, où tout peut se passer, mais on y va vraiment pour gagner, pas pour faire match nul, et surtout pas pour perdre. On n’a pas envie de passer pour les clowns de service en perdant contre la lanterne rouge.

Comprenez-vous le comportement irrégulier de votre équipe?

Non, franchement, je ne peux pas vous l’expliquer. On peut faire de belles choses comme contre Lille ou Montpellier, et passer au travers comme à Nice. C’est dans la tête. Il faudrait marcher sur l’adversaire, lui montrer qu’il n’aura rien pour lui, mais on n’est pas prêts à se faire mal pour gagner les matchs, on n’a pas une âme de guerrier. On se dit que ça va aller parce que c’est Bordeaux. Mais si on ne se bouge pas le cul, c’est la descente.

Est-ce votre discours ou le discours de tout le groupe?

C’est le mien. Après, chacun a plus ou moins le sien, mais je pense que c’est celui-là qu’il faut avoir si on veut s’en sortir. Je crois qu’il passe dans le groupe, mais pendant les matchs, on n’arrive pas à se mettre dedans. A l’entraînement, il ya de bonnes choses, mais le week-end, il n’y a plus rien.