France-Tonga et le Top 5 des pires défaites du sport français

COUPE DU MONDE La défaite contre les Tonga a des petites sœurs dans d'autres sports...

A.P.

— 

Luc Ducalcon, Thierry Dusautoir et Dimitri Yachvili, le 1er octobre 2011 à Wellington après la défaite de la France face aux Tonga.
Luc Ducalcon, Thierry Dusautoir et Dimitri Yachvili, le 1er octobre 2011 à Wellington après la défaite de la France face aux Tonga. — A.Phelps / REUTERS

«D’autres équipes de France ont déjà fait des matchs pourris». Sur ce point, impossible de contredire Marc Lièvremont. Le sport français n’a pas attendu la piteuse défaite de ses rugbymen face aux Tonga (118.000 habitants et 6.000 licenciés) pour se couvrir de ridicule. Petit Top 5 forcément partial et injuste des grands moments de «loose» à la française.

5) La mauvaise blague belge des Barjots (1995)

Avant de devenir la plus belle des machines à gagner, le handball français a alterné  le fantastique et le franchement  pathétique à l’époque des Barjots. Champions du monde quelques mois plus tôt, les joueurs de Daniel Costantini chutent à la surprise générale  contre la Belgique (21-20) lors des qualifications pour l’Euro 1996. Cette défaite laisse des traces dans le groupe, la semaine suivante les Bleus prennent leur revanche mais l’ailier Eric Quintin assène un coup de boule à son partenaire Philippe Schaaf. Barjot dans tous les sens du terme.

4) Quand le XV de France perdait encore contre la Roumanie (1990)

On l’oublie un peu mais la Roumanie a battu huit fois la France dans son histoire. La dernière défaite des Bleus remonte à 1990 à Auch. Dans la boue gersoise, les Roumains s’imposent 12-6. Face aux Blanco, Camberabero et le tout jeune Saint-André. Sélectionneur omnipotent depuis presque dix ans, Jacques Fouroux ne supporte pas l’affront, surtout dans sa ville natale,  et claque la porte.

3) Les basketteurs déposent le bilan face au Liban (2006)

Avant son rebond le mois dernier avec son titre de vice champion d’Europe, le basket tricolore a longtemps eu un don pour faire rire à ses dépends. Mais rien de comparable avec cette défaite aujourd’hui encore inexplicable lors des championnats du Monde 2006 face au Liban (73-74). Sans doute encore barbouillé par le Libanais, les Français finissent dégoûtés par les Grecs  en quart de finale.

2) Dakar plus fort que Paris (2002)

Avec une charnière centrale Aliou Cissé-Ferdinand Colly, le Sénégal devait en prendre quatre ou cinq en ouverture de cette Coupe du monde, c’était écrit dans le ciel comme la seconde étoile d’Adidas. Mais boursouflés de certitudes, les tenants du titre trébuchent pourtant d’entrée (0-1) après un but un rien chanceux de Papa Bouba Diop. Quinze jours plus tard, l’équipe de France quitte la Corée du Sud par la toute petite porte. Pour l’ensemble de son œuvre, l’équipe e 2010 mériterait aussi une citation.

 

1 )Le tennis français dévisse contre les herbivores indiens (1993)

Dix-huit ans après, personne ne s’explique comment l’Inde a privé l’équipe de France d’une place en demi-finale de la Coupe Davis. Même sans Cédric Pioline fâché et Guy Forget blessé, le duo Leconte-Boetsch ne doit faire qu’une bouchée des Indiens où le numéro un émerge au-delà de la 200e place à l’ATP. Et puis un Indien sur terre battue, c’est comme un Kenyan sur des skis croyait-on. Mais voilà, Leander Paes sort les deux matchs de sa vie en simple lui le spécialiste du double. Leconte forfait pour la rencontre décisive, George Goven envoie au front Rodolphe Gilbert dans les arènes de Fréjus.  La peur au ventre, le gaucher à la casquette  s’incline face à Ramesh Krishnan et son jeu daté d’une époque où les raquettes étaient encore en bois. Mais comme le dit George Goven : «Les autres ont surtout bien joué». Un peu comme les Tonga non?

La vidéo de la rencontre sur l’INA.