Les France-Nouvelle-Zélande en Coupe du monde: 2007, la bataille de Cardiff
RUGBY•Imanol Harinordoquy revient sur ce quart de finale gagné au courage et loin de France...A.P. à Auckland
Samedi, à Auckland, le XV de France retrouve pour la cinquième fois de son histoire la Nouvelle-Zélande dans le cadre d’une Coupe du monde. En amont de cette rencontre, 20Minutes a demandé aux protagonistes français de l’époque d’ouvrir l’armoire à souvenirs. Aujourd’hui, Imanol Harinordoquy évoque ce quart de finale gagné en 2007 (20-18).
Le contexte
«On joue au pays de Galles un quart contre les Blacks lors de la Coupe du Monde qui a lieu en France. Peut-être que personne ne voulait nous voir perdre sur le sol national… On était tous scandalisés, ça a dû décupler notre motivation. Quand ta famille ne peut même pas venir te voir, qu’est-ce que tu veux, tu es forcément dégoûté.»
Le match
«En 2002, au Stade de France, je me souviens que pour ma première sélection contre les Blacks, on sort une superbe prestation (match nul 20-20). C'est peut-être la seule fois où on les a vraiment joués, où on n'a pas subi le match. On ne fait pas que défendre comme à Cardiff. Sur ce quart de finale, on mise tout sur la défense et sur un jeu au pied long, pour les maintenir dans leur camp. Le mot d’ordre, c’est surtout ne pas s’exposer et les contrer quand on peut. Sur les premières minutes, on avait été cueillis à froid, Luke McAllister nous avait fait de tout. On se dit qu’on va en prendre 40. Et puis, ils ont commencé à faire tomber les ballons, on s'est mis à les cabosser et j’ai vu dans leurs regards que ça tournait. Plus le match avançait, plus les visages se décomposaient et on s’est mis à y croire très fort après le premier essai de Thierry Dusautoir. On peut parler d’héroïsme. On a produit une grosse performance en défense, il faudrait demander les statistiques à David Ellis (coordinateur défensif de l'équipe de France) mais on n'était pas loin des 150 plaquages.»
Résumé France Nouvelle Zelande 2007 by jaybeyeah
Ce qu’il en retient pour le match de samedi
«Même s’il ne s’agit pas d’un match à élimination directe, je crois que la rencontre en elle-même, l’ambiance à l’Eden Park et les 60.000 personnes contre nous vont nous aider à nous transcender. Avec les Blacks, il ne faut pas partir complexé. Sinon, tu prends un essai, deux essais, tu te dis que c’est normal et tu sombres. En 2007, on n’a pas sombré. C’est ce que je retiens.»


















