Coupe du monde 2011: La Nouvelle-Zélande ne rate pas son entrée dans la compétition face aux Tonga
RUGBY – Brillants en première mi-temps, moins par la suite, les All-Blacks dominent les Tonga 41-10 pour le premier match de la compétition...Alexandre Pedro, à Auckland
De notre envoyé spécial à Auckland,
Dans leur histoire d’amour souvent contrariée avec la Coupe du monde, les All-Blacks n’ont jamais connu le goût de la défaite lors d’une rencontre du premier tour. Ils n’avaient pas une folle envie de commencer ce vendredi pour l’ouverture de leur Coupe du monde. Tous drapeaux, tambours et pack de bières dehors, la diaspora tongienne a enlevé l’avant-match dans les rues d’Auckland qui a enfin ressemblé à une ville hôte d’un tel événement. Mais devant les 60.000 spectateurs de l’Eden Park (dont 12.000 sur des tribunes amovibles) la Nouvelle-Zélande a ramené son lointain voisin du Pacifique à la réalité. Et en chiffre cela donne 41 – 10 et six essais dans la pure tradition néo-zélandaise.
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Sans doute inspirés par une cérémonie d’ouverture simple et émouvante, Richie McCaw et ses copains plongent très vite dans le noir les quelques espoirs de leur adversaire. Dan Carter marque son territoire avec la première pénalité de ces sept semaines de rugby à venir, puis la traction arrière néo-zélandaise passe la seconde. A la conclusion d’une action à la vitesse affolante, l’arrière Israel Dagg plonge en terre promise. On joue depuis treize minutes et on comprend qu’il en reste 67 de trop pour des Tongiens déjà aussi rouges que leur maillot. A croire que la légendaire rudesse tongienne appartient au passé comme la regrettée coupe afro de leur capitaine Finau Maka.
Des Blacks décevants en seconde mi-temps
Emmenés par un Carter tout en sobriété et un Sonny Bill-Williams tranchant, les Néo-Zélandais écartent les ballons et s’engouffrent dans des autoroutes à quatre voies construites par les Tongiens. La sono de l’Eden peut alors cracher le Paint in black des Stones pour réchauffer un public un rien mollasson. Dagg encore lui (28e) et deux autres essais de l’ailier Richard Kahui (19e et 31e) contribuent à tuer ce qui reste de suspens avant la pause (29-3).
La suite est moins convaincante et plus insipide. Gagnés par la facilité, les joueurs du très critiqué Graham Henry oublient un peu leur rugby et aussi quelques essais en routes. Les Blacks s’égarent dans l’ordinaire, pas assez stimulés par un adversaire dont la seule ambition est d’éviter une défaite à la namibienne. Mission accomplie, les Tonga ne perdent cette seconde mi-temps que 12-7. Pas de quoi a priori effrayer des Bleus appelés à les retrouver dans ce groupe A, le 1er octobre à Wellington, pour ce que Marc Lièvremont présente déjà comme un huitième de finale avant l’heure.



















