Diego Lugano: «Dans tous les clubs où j'ai joué, j'ai laissé une trace»
FOOTBALL•Le nouveau défenseur central du PSG a donné sa première conférence de presse...Propos recueillis par Antoine Maes
Depuis le début du mercato du PSG, on a souvent parlé d’un Diego uruguayen. Celui qui est venu faire ses premiers pas en public en tant que joueur du PSG devant les journalistes mardi après-midi n’est pourtant pas celui qu’on croit. Après avoir longtemps rêvé de Forlan, Paris a engagé son capitaine en sélection, Diego Lugano, dont les boucles blondes culminent à 1m88. Anonyme en France, il débarque avec un statut d’icône dans son pays et d’idole dans celui où il jouait jusqu’à maintenant: la Turquie du Fenerbahçe. Mais seuls le terrain et Antoine Kombouaré trancheront dans la concurrence exacerbée qui s’annonce chez les défenseurs centraux du PSG (Bisevac, Sakho, Camara).
Si vous deviez vous décrire, qu’est-ce que vous diriez?
C’est à vous de le définir. Moi je suis défenseur central, j’essaie d’afficher un maximum d’assurance, d’être le plus régulier possible, en misant sur la sécurité, et d’être efficace dans les deux surfaces.
Quelles attentes avez-vous au moment de rejoindre le PSG?
Dans tous les clubs ou j’ai joué, j’ai eu la chance de laisser une trace, ça me rend assez fier. Maintenant, ce qu’il y a de beau, c’est que je recommence à zéro, c’est un nouveau défi. Le PSG est un club qui cherche des titres. Celui de champion, ça fait un bail... A l’échelle européenne, Paris est assez armé pour aller chercher quelque chose. Ce sont deux gros défis, c’est un peu ce qui me manquait dans ma carrière.
Est-ce que vous connaissez les joueurs avec qui vous serez en concurrence pour un poste en défense centrale?
A travers la télé, j’ai entendu parler en bien de ces jeunes joueurs. Ils sont jeunes et déjà en sélection, c’est tout dire de leur niveau. J’intègre un bon groupe, et avec tous mes camarades, on a une grosse envie de faire quelque chose de bien.
Vous aviez des contacts en Italie. Pourquoi avoir finalement choisi de rejoindre Paris?
Tout au long de ma carrière, j’ai eu la chance d’avoir été approché par des clubs. Je peux en être fier, ça veut dire que j’ai su garder un bon niveau. Le projet PSG m’a vraiment tenté. Tant professionnellement que pour ma vie de famille. La France, c’est un si beau pays, c’est le plus beau choix.
En tant que capitaine de l’Uruguay, vous allez souvent devoir effectuer de longs voyages…
C’est le problème, ou la chance qu’on a, nous les joueurs qui revêtissent le maillot de nos équipes nationales. Demandez aux joueurs français de ne pas jouer en Bleus… J’essaierai, tant que je pourrai, de répondre présent. Ce sont des trajets assez lointains, mais c’est valable pour tous les latinos. Les va-et-vient, je les faits depuis six ans, ça me fait pas peur.
Diego Forlan a rejoint l’Inter, vous êtes au PSG… C’est le renouveau du foot uruguayen?
Il y a aussi Pereira à Chelsea, Suarez à Liverpool. En tant que capitaine, j’ai lutté pour la reconnaissance de notre foot, c’est une grande fierté. L’Uruguay retrouve sa place, la place qu’elle n’aurait jamais dû perdre. C’est toute l’image de l’Uruguay qui y gagne. Cela dénote notre sérieux et notre loyauté. Je me sens un peu responsable de cette évolution.
Vous avez 30 ans, vous avez signé trois ans… Vous allez finir au PSG?
Par principe, un joueur de foot vit au jour le jour. Je vais essayer de contribuer à ce que le PSG réussisse, je veux apporter ma pierre pour la réussite de ce grand projet. Pour la suite, on verra. J’ai hâte d’intégrer ce groupe, on veut tous que le succès s’installe. Une fois que j’aurai achevé mes années de contrat, on verra.



















