Ils vont faire la Coupe du monde 2011: Mario Ledesma le vieux soldat argentin

RUGBY 20Minutes part à la découverte de ceux qui vont faire la Coupe du monde mais que vous ne connaissez pas encore...

A.P.

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Le talonneur argentin Mario Ledesma, le 14 octobre 2007 au Stade de France.
Le talonneur argentin Mario Ledesma, le 14 octobre 2007 au Stade de France. — C.Ena / SIPA

La septième Coupe du monde de rugby débute le 9 septembre en Nouvelle-Zélande.  Avant les premières mêlées et les premiers cadrages-débordements, 20Minutes a décidé de vous présenter ceux qui vont faire parler d’eux pendant la compétition. Ils n’ont pas encore la notoriété de Dan Carter ou Jonny Wilkinson mais ça ne va peut-être pas durer.

CV express:

A 38 ans, «Super Mario» a décidé de ranger sa salopette. En novembre prochain, le talonneur argentin entame une carrière d’entraîneur (en charge des avants) au Stade Français, lui le Clermontois d’adoption qui mériterait bien sa statue place de Jaude. Mais avant un pot de départ agrémenté de quelques entrecôtes assados,  Mario Ledesma a une quatrième et dernière Coupe du monde à disputer avec l’Argentine. Chez Ledesma, la sélection est une affaire de cœur, de trippes et de larmes. Ces larmes qui coulent sur ce visage marqué par les efforts et les années avant chaque match des Pumas.

Pourquoi il faut le suivre:

Déjà parce que Mario Ledesma est un talonneur immense. S’il ne dispose pas des moyens physiques d’un Du Plessis ou d’un Servat, l’Argentin compense par une rage, une intelligence et un sens du sacrifice qui force le respect. Ensuite parce qu’il incarne avec ses copains de sélection une certaine idée du rugby. Plus qu’une suite de noms, l’équipe d’Argentine est une famille où il faut être adoubé par le groupe pour disposer d’une place à table et sur le terrain. Cet état d’esprit, Ledesma l’incarne et l’a résumé en une phrase après la troisième place de son pays en 2007 aux dépens de la France: «On est les derniers romantiques dans l’ère du rugby business, et on revendique ce romantisme, car on défend des valeurs du jeu qui se perdent.» Et qui se perdront encore un peu plus après son départ.

Les autres vétérans:

Ils sont quelques-uns à tirer leurs dernières cartouches lors de cette Coupe du monde, comme Chris Paterson. A  33 ans, l’Ecossais a les jambes qui fatiguent un peu mais est toujours présent pour enquiller les points au pied. Le  deuxième-ligne  néo-zélandais Brad Thorn espère bien, lui, à 35 ans enfin soulever le trophée William Webb Ellis. La Coupe du monde, Mike Tindall l’a déjà soulevée en 2003. A 33 ans, il espère faire aussi bien histoire de fêter son récent mariage royal avec Zara Phillips, la fille de la Princesse Anne.