Au moment de chavirer, Francis Joyon (Idec) a senti «un coup de poing géant»

VOILE Le Français a chaviré au large de New-York à peine cinq heures après avoir quitté la côte...

A.M.

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Francis Joyon, le 27 ocotbre 2010, à Saint-Malo, avant le départ de la Route-du-Rhum/
Francis Joyon, le 27 ocotbre 2010, à Saint-Malo, avant le départ de la Route-du-Rhum/ — KENZO TRIBOUILLARD/AFP

Son record a tourné court. A peine cinq heures après avoir quitté le port pour tenter de battre le record de la traversée de l’Atlantique d’ouest en est, Francis Joyon a vu Idec, son trimaran géant, chavirer. Alors que le vent oscillait entre 1 et 30 nœuds, le skipper français a reçu «comme un véritable coup de poing géant qui a catapulté le bateau sur le côté. Le vent a continué de pousser très violemment et j'ai senti le bateau littéralement catapulté en l'air», raconte Francis Joyon, joint par son équipe à terre.

«Je me suis retrouvé sous l'eau, comme plaqué sous les filets»

Il attend maintenant qu’on lui trouve un bateau pour remorquer Idec vers Rhodes Island, le port le plus proche. Mais sa mésaventure aurait pu très mal tourner. «Je me suis retrouvé sous l'eau, comme plaqué sous les filets. J'ai tenté de m'orienter pour voir comment remonter à l'air libre. C'était la nuit et le chaos. Je ne sais trop comment j'ai rejoint le bras de liaison avant et j'ai pu me hisser sur la plateforme. J'ai ensuite rejoint l'intérieur du bateau par la trappe de survie», raconte Francis Joyon, qui a passé la fin de sa nuit à signaler sa présence aux très nombreux cargos croisant dans les parages.