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Eurobasket 2011: Ricky Rubio, la comète perdue dans l'espace

Eurobasket 2011: Ricky Rubio, la comète perdue dans l'espace

BASKETLe prometteur meneur espagnol a refusé la NBA, avant de connaitre des saisons compliquées en Espagne...
B. V.

B. V.

Il est attendu comme «The next big thing». Comprenez: la future star de la NBA. Depuis le championnat d’Europe des -16 ans en 2006, dont il avait été le meilleur marqueur – avec 51 points en finale face à la Russie (!) – meilleur passeur, rebondeur et intercepteur, Ricky Rubio est considéré comme le futur prodige du basket mondial. Sauf que depuis, le meneur espagnol, plus jeune joueur à avoir participé à une finale olympique, à Pékin en 2008, patine un peu dans la semoule.

Drafté par les Minnesota Timberwolves en 2009, le gamin de Badalone a préféré rester en Espagne deux saisons supplémentaires pour s’aguerrir avant de faire le grand saut. Un choix largement contesté à l’époque. «Je pense que c’était une bonne décision, soutient le Français de Valence Nando de Colo, qui voit Rubio évoluer depuis deux saisons. Les Wolves ne sont pas une équipe fiable, il devait progresser et gagner des titres en Europe.»

Plus Johnson que Magic

Sauf que la progression ne s’est pas tout à fait passée comme prévu. Malmené par la presse américaine, qui le compare à l’Arlésienne, pas vraiment stable mentalement, le meneur d’1m92 ne confirme pas avec Barcelone. Toujours capable de passes lumineuses – il était comparé pour cela à Magic Johnson – le gamin ne prend quasiment plus aucun shoot et tombe dans l’ombre en 2011. «Je l’ai joué cette année et il était loin du grand génie, sourit Florent Pietrus, lui aussi Valencian. Il n’est pas survendu, ce qu’il faisait à son âge était exceptionnel. Mais maintenant que tout le monde le connait, c’est plus dur, il peine à s’adapter.»

A l’Euro, le prodige ibère aura la responsabilité de mener le jeu de l’immense favori du tournoi. Un bon test avant de finalement rejoindre les Wolves, dès que la NBA reprendra ses droits. «Je ne pense pas qu’il soit encore prêt pour être un grand joueur en NBA, conclut «Flo» Pietrus. Il faut qu’il continue à rester simple comme il l’est, et peut-être qu’il pourra le devenir.» Un titre de champion d’Europe ne le ralentirait sûrement pas dans cette perspective-là.