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Eurobasket 2011: La fin de la génération lose?

Eurobasket 2011: La fin de la génération lose?

BASKETAvec toutes ses stars NBA, la génération 2000 des Parker-Diaw, considérée comme la plus talentueuse de l'histoire du basket français, possède l'une de ses dernières chances d'enfin remporter un titre...
B.V.

B.V.

«On ne rentre pas sur le parquet pour perdre!» Si vous cherchez à rendre Ronny Turiaf hystérique, il faut d'abord évidemment éviter de lui parler de sa blessure à la main gauche qui l'a mise sur la touche. Mais évitez aussi de lui demandez si cet Euro 2011 en Lituanie, qu'il vivra au coeur de l'équipe malgré son forfait, est la dernière chance de la génération dorée championne d’Europe junior en 2000 en Croatie d’enfin confirmer au plus haut niveau. Car même si le pivot de New York s’en défend, arguant d’une médaille de bronze à l’Euro 2005, le bilan comptable des Parker-Diaw-Pietrus et compagnie n’a rien de vraiment excitant. Surtout si on le compare à celui des finalistes des Jeux de Sidney, en 2000, qui ne foulaient pourtant pas les parquets de NBA.

«Dire que l’on a gagné qu’une médaille de bronze, c’est coller une gifle à toutes les personnes qui ont travaillé pour, des petites mains aux joueurs, s’enhardit Turiaf. Il ne faut pas banaliser un tel résultat.» Passablement énervé par l’étiquette de la «génération lose» qui colle à la peau de cette équipe de France, le Knick poursuit: «On est autant blessés que tout le monde de ne pas avoir fait mieux. Désolé, on fait ce qu’on peut… Nous aussi on voudrait l’or!»

«Sous prétexte qu’on a des joueurs NBA, on doit tout gagner?»

Pour cela, les Bleus peuvent enfin compter en Lituanie sur l’apport de Joakim Noah, qui va offrir à l’équipe de Collet un équilibre inédit. «J'espère que cette année, la roue va tourner, que la chance va nous sourire, ajoute, plus tempéré, Tony Parker. On a toujours été très près de faire quelque chose. Mais la dernière marche est souvent la plus dure à gravir.» Boris Diaw, capitaine des Bleus: «Je ne pense pas que ce soit la dernière chance, Mais c’est une belle chance, on est une bonne équipe. Mais ça va être très compétitif.»

Entendez par là que si les Bleus emmènent sur les bords de la Baltique un groupe proche d’une dream team, les autres nations européennes ne seront pas en reste pour ce qui s'annonce comme le championnat d'Europe le plus relevé de l'histoire. Turiaf acquiesce: «Sous prétexte qu’on a des joueurs NBA, on doit tout gagner? Il faut bien se dire que les Espagnols, les Turcs ou les Grecs pensent la même chose!» Certes, mais eux ont déjà été aux sommets. A chacun son tour de briller.