Tour de France: La 13e étape à revivre en live comme-à-la-maison

R.S.

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Le maillot jaune du Tour de France, Thomas Voeckler, à l'avant du peloton lors de la 11e étape du Tour de France, le 14 juillet 2011.
Le maillot jaune du Tour de France, Thomas Voeckler, à l'avant du peloton lors de la 11e étape du Tour de France, le 14 juillet 2011. — C.Ena/Sipa
Treizième étape: Pau > Lourdes (152km)

Peloton ---> Dix échappés en tête à 3'40
0km: David Moncoutié est deuxième et Jérémy Roy troisième. Bravo aux Français, mais la victoire attendra encore un peu. Roy finit en larmes. De toute façon, il attaquera demain. Derrière, aucun problème pour le maillot jaune, Thomas Voeckler, qui conserve son bien. Ce live est terminé. Merci de nous avoir suivis et à demain pour la suite des lives.
1km: Quelle course parfaite du champion du monde norvégien! Superbe victoire en solitaire.
2km: Hushovd revient sur Jérémy Roy!!! C'est fini pour le Français.
4km: 13 secondes d'avance pour Roy sur Hushovd et Moncoutié. Cette bagarre est géniale...
5km: Roy en remet une couche!! Un faux plat et ça repart.
7km: 150 mètres d'écart... Le suspense de cette fin d'étape est mortel. C'est encore mieux qu'un thriller.
8km: Ne te retourne pas Jérémy! Marc Madiot te le dit... 16 secondes d'écart.
10km: 18 secondes d'écart à 10 bornes de l'arrivée. Oh que c'est tendu!
14km: Alors, vous y croyez à la victoire de Roy? Plus que 40 secondes d'avance.
18km: Hushovd et Moncoutié à 45 secondes de Jérémy Roy. Ça sent le roussi.
20km: @Brice du 13, faut avouer que c'est une étape de montagne un peu spéciale. Pas du tout dessinée pour la bagarre des leaders.
22km: Jérémy Roy fait un joli numéro quand même. Il est lancé dans un contre la montre de dingue. Mais j'ai peur qu'il n'aille pas au bout. Hushovd et Moncoutié sont à 1'16
24km: Moncoutié va rouler avec Huhovd sur Jérémy Roy. Aucune solidarité entre Français et tant mieux. C'est pas le monde des Bisounours le cyclisme.
26km: Oh la descente de Thor Hushovd! Il vient de rejoindre Moncoutié et  n'est plus qu'à 1'30 de Roy. Ça va être chaud bouillant!
27km: @Bezedaux dernières nouvelles, Jimmy Engoulvent est toujours en course. On le salue l'ami Jimmy.
32km: Notre bloggeur Anthony Charteau a des fourmis dans les jambes. Il se place à l'avant du peloton. Quelle classe il a avec son écarte narine. Il y a du Nenê en lui.
33km: On rappelle qu'Hushovd vient du pays de Svindal, Amodt, Kjus. Donc il sait descendre des montagnes.
34km: Attention aux virages. Si tu le rates, c'est le précipice direct. Vas-y Jérémy, ne lâche rien. Y'a Hushovd qui déboule derrière. Ne regarde pas derrière.
37km: Roy descend à bloc et va chercher le col du Soulor. Aucun point au sommet. C'est plus un toboggan qu'autre chose.
40km: Evidemment, personne ne bouge dans le peloton. On se regarde gentiment. Une étape pour rien pour les leaders.
42km: Jérémy Roy passe en tête du col d'Aubisque comme Moreau, Rasmussen, Ochoa avant lui. Il est mailllot à pois.
43km: Ne courrez pas à côté des coureurs Messieurs, on le dit on le répète. Sauf si vous êtes en string ou que vous portez une seringue géante. L'humour avant tout.
44km: Le retard d'Hushovd et Boasson Hagen au sommet sera captial avant d'aborder la descente. Parce que les deux Vikings vont dévaler comme un Drakar.
45km: Vous croyez en une victoire française aujourd'hui? Parce qu'on n'en a jamais été aussi proche cette année.
46km: Jérémy Roy l'avait annoncé en plus, ce matin sur Twitter: «Courte nuit a rêver de ma chevauchée d'hier soutenu par un public de folie !! J'en redemande!!»
47km: Roy ne lâche pas devant. Moncoutié n'arrive pas encore à revenir sur lui. 31 secondes pour le Cofidis. La lose...
48km: Moncoutié fait sa montée pépère derrière Roy. Il est comme à l'entraînement. Pour quelqu'un qui voulait arrêter le vélo à la fin de l'année dernière, c'est pas mal.
49km: On va avoir deux Français en tête, Moncoutier et Roy. S'ils passent en tête et qu'ils ont vraiment les jambes, ils peuvent se jouer la victoire.
50km: Jérémy Roy part seul devant! Quelle caisse il a celui là... Pour un mec qui a eu le temps de réussir l'Insa de Rennes (major de promo), c'est énorme.
51km: Jimmy Casper lâché! Nan je déconne.
51km: Et les Europcar derrière font le boulot comme des grands. Qui a dit que l'équipe française ne pouvait pas assumer son maillot jaune?
52km: On récapitule. Hushovd est devant avec Roy. Derrière eux, Moncoutié tente de revenir avec Boasson Hagen. Deux duos franco-norvégiens se tirent donc la bourre.
53km: Mollema, Bouet et Delage sortent du peloton et partent en contre. Il y a des coureurs un peu partout. C'est le gros bordel.
54km: C'est parti pour le col d'Aubisque. Ça commence par du faux plat et ça grimpe pendant 15km non stop.
56km: Sur Twitter un collègue de Vélochrono nous dit "Eros Poli seul en tête". C'est exactement ça! Quel chevauchée dans le Ventoux.
56km: Au passage, il y a deux Norvégiens dans le peloton et ils sont tous les deux dans l'échappée. Ils sont unis comme des frères ces deux-là.
58km: C'est l'étape pour un Français me dit mon collègue du service éco. Au moment où Thor Hushovd s'échappe seul devant. Vu son gabarit, il vaut mieux qu'il prenne de l'avance dans l'Aubisque.
65km: Lars Boom a aussi mis pied à terre il y a quelques minutes. Un jour devant. Le surlendemain dans la charette.
68km: Alors là, va falloir m'expliquer pourquoi prendre l'échappée si c'est pour laisser les points aux autres quand on s'appelle Petacchi et Hushovd. Ils visent le maillot à pois au sommet de l'Aubisque ou quoi?
70km: Petacchi pris en flag'. Il balance une canette de coca et derrière ne fait pas le sprint intermédiaire...
72km: Chute de Jens Voigt! Il tombe au ravitaillement en prenant une musette dans la roue avant. A 39 ans, on peut encore faire des erreurs de débutant.
74km: La minute Jean-Paul Ollivier: La falaise aux vautour que le Tour vient de longer est magnifique.
76km: A la moindre petite bosse, les sprinters de l'échappée prennent quelques mètres de retard. Ils ne sont pas sur leur terrain et ça se voit.
80km: Dans 20 bornes aura lieu le sprint intermédiaire du jour. C'est le premier temps fort de cette journée. Après, il y aura la montée de l'Aubisque où il ne devrait pas se passer grand chose, normalement. Mais on ne sait jamais. Si un leader a des fourmis dans les pattes, rien ne l'empêche d'attaquer.
84km: Sinon, un nouveau Radioshak a arraché son dossard. Andreas Klöden a abandonné ne fait plus partie de la course. Il ne s'est pas remis de sa gamelle d'hier apparemment. Quelle poisse pour l'équipe américaine. Ça me rappelle La Mutuelle de Seine et Marne en 95. Ils vont finir à 2.
86km: En vrac, voici les noms des échappés:  Hushovd, Petacchi, Boasson Hagen, Moncoutié, Roy, Tjalingii, Fofonov, Pineau, Bak et Gusev. Et là vous vous demandez comment Jérémy Roy fait pour enchaîner les journées à l'avant. Il est dans une forme jalabérienne cette année.
A 90km de l'arrivée: Bonjour à tous et bienvenue sur ce live! On file suivre la course sans attendre. Dix hommes sont à l'avant depuis une petite demi-heure. Il y a de tout dans cette échappée hybride. Des grimpeurs, des baroudeurs et des sprinters. C'est qu'il y a un sprint intermédiaire dans pas longtemps. Et donc des points à grapiller pour le classement du maillot vert.

Treizième étape: Pau > Lourdes (152km)

Le point sur les classements

Maillot jaune: Thomas Voeckler (Europcar)

Maillot vert: Mark Cavendish (HTC Highroad)

Maillot à pois: Samuel Sanchez (Euskaltel)

Maillot blanc: Arnold Jeannesson (FDJ)

Le parcours en vidéo

Le résumé anticipé de l’étape

Un col classé hors catégorie à 40 bornes de l’arrivée, ça fatigue tout le monde, mais ça ne sert à rien. Tous les baroudeurs du peloton l’ont compris, cette 13e étape est taillée pour eux. Les leaders ne bougeront pas. Il faut donc absolument prendre la bonne échappée, qui se dessine dès le 22e km. Sept coureurs prennent les devants: Amador, Pate, Urtasun, Roux, Hivert, Mollema et Bouet. Eric Boyet, le manager des Cofidis est furieux. Ses hommes ont encore loupé l’échappée. Du coup, il lance Moncoutié et Duque en contre. Di Gregorio et Casar les suivent. Après une heure d’effort, ils rejoignent la tête dans la descente de l’Aubisque. Radio Tour annonce l’abandon de Robert Gesink. Frank Schleck se fait une belle frayeur en coinçant son K-way dans sa roue arrière. Pendant quelques minutes, les Saxo Bank mettent le train en route. Avant d’être insultés par Cancellara. «On n’a pas eu l’info dans les oreillettes. A plus de 1.500m, ça ne passe plus…», explique Contador un peu plus tard. Nouvelle polémique. Finalement, l’échappée rallie Lourdes avec 12  minutes d’avance sur le peloton. Au sprint, c’est Anthony Roux qui devance Duque et Pate. Première victoire d’étape française, ce qui pousse Marc Madiot à ressortir son couplet habituel: «Oui, il y a de bons coureurs chez nous. Arrêtez de dire qu’on est nuls. Les autres peut-être, mais pas les coureurs de la FDJ.» Voeckler garde son maillot jaune et remercie encore «toute l’équipe Europcar qui fait un travail formidable». A propos d’Europcar, Vincent Jérôme se laisse volontairement décrocher dans les 10 derniers kilomètres. Finalement, la lanterne rouge, ça se respecte.

La minute Jean-Paul Ollivier

Encore un lieu mythique de l’histoire du Tour ce vendredi avec le franchissement du col d’Aubisque. La course y est passée à 71 reprises. La dernière fois, c’était en 2010 et Christophe Moreau avait fait l’ascension de sa vie pour passer en tête. Trois ans avant lui, personne n’a oublié le coup de pédale Michael Rasmussen, aka «Chicken». Le Danois s’était imposé au sommet devant Levi Leipheimer et Alberto Contador (tous deux chez Discovery Channel). Pour fêter ça, le maillot jaune du Tour était exclu par sa propre équipe, le soir même. Le grimpeur rachitique avait menti sur son emploi du temps. Aux dernières nouvelles, il court pour une sombre équipe danoise en division Continentale. 

Le tweet du jour

«Vous voulez manager une équipe cycliste? Il faut juste commencer à travailler à 7h et finir à 22h… Tous les soirs», nous indique Jonathan Vaughters. On a essayé «Pro Cycling Manager», et c’est pas si contraignant.

Le pari de la rédac’

Alberto Contador n’a plus la patate? Il serre les dents comme un Français à l’agonie dans les cols? Ce n’est plus le même coureur que les années précédentes? Oui, et alors? L’Espagnol a encore huit jours pour se refaire la cerise sur le Tour. Il est loin d’être mort et peut très vite retrouver la forme. Son genou va mieux, et s’il se sent d’attaque, les Schleck peuvent serrer les fesses. «Si c’est ça son jour sans…», s’inquiète d’ailleurs Andy. On imagine ce qu’il peut faire quand il retrouvera son coup de pédale. Il lui reste quand même une grande étape pyrénéenne, les Alpes, et le contre-la-montre de Grenoble pour cela.

L’avis d’Anthony Charteau, le bloggeur de 20minutes

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