Joakim Noah: «Pour moi, l'équipe de France représente ma grand-mère»

BASKET L'intérieur de Chicago va enfin connaître sa première grande compétition avec l'équipe de France...

Propos recueillis par B.V.
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Joakim Noah, pivot des Chicago Bulls pendant le match n°3 de la finale de la Conférence Est de NBA contre Miami, le 23 mai 2011.
Joakim Noah, pivot des Chicago Bulls pendant le match n°3 de la finale de la Conférence Est de NBA contre Miami, le 23 mai 2011. — J.Skipper/Reuters

Il rentre en salle de presse tout sourire, serre la pince de Boris Diaw et lui fait tâter ses adbos, histoire de montrer à son capitaine «qu’il est en forme». A l’occasion du rassemblement de l’équipe de France avant le mondial en Lituanie, à l’Insep, Joakim Noah a livré ses impressions à l’idée de porter le maillot bleu pour la première fois lors d’une compétition internationale. En toute humilité.

Comment vous sentez-vous après vos vacances?
J’ai mis du temps à retrouver la forme après cette saison, surtout dans la tête. C’est dur quand tu t’installes dans une routine où tu ne penses qu’à gagner le championnat et que tu finis par le perdre comme ça (Chicago a été éliminé en finale de conférence par Miami). Je suis parti à Hawaï, dans une réserve indienne. J’ai passé de bonnes vacances.

Quel sentiment domine à l’idée de retrouver les Bleus?
C’est excitant mais ça ne me fait pas peur. Je crois en l’équipe, sinon je ne serais pas venu. On a beaucoup de travail à faire. On a beaucoup de bons joueurs qui jouent en NBA mais ça ne veut rien dire, on va jouer contre des équipes qui ont beaucoup d’expérience.

Que représente pour vous ce maillot de l’équipe de France?
Ça fait partie de ma carrière et je suis content de pouvoir enfin porter ce maillot. Pour moi, il représente ma grand-mère, ma tante, mon père et ma famille que je ne vois pas beaucoup. Je ne passe pas beaucoup de temps en France. Je suis parti à 12 ans de Paris avec ma mère et ma sœur. Mes racines de basket commencent avec ma grand-mère. C’était la seule blanche qui jouait au Cameroun. Je sais qu’elle est très fière.

Il y a beaucoup d’attente autour de vous…
Ça ne me fait rien du tout. La seule chose qui m’intéresse, c’est que ma famille soit fière de moi. L’attente médiatique, c’est quelque chose que je connais. Mon père est quelqu’un d’attendu, surtout en France. Mais cela m’est égal: ça ne sert à rien de se donner une pression inutile.