Pelous : «Travailler à Toulouse ou en équipe de France serait plus facile pour moi»
RUGBY•L'ancien deuxième ligne des Bleus se confie...Recueilli par Nicolas Stival, à Toulouse
Etudiant, consultant télé, membre du comité directeur de la FFR, du comité de sélection de l’équipe de France, de la commission rugby de l’IRB (fédération internationale), hôtelier, restaurateur et viticulteur… Fabien Pelous est un retraité très actif. L’ancien 2e ligne toulousain, recordman des sélections en équipe de France (118), fait le point sur son actualité et évoque les chances des Bleus pour la Coupe du monde.
Comment gérez-vous vos multiples activités?
J’essaie de me partager entre les deux principales : consultant pour Canal + et ma formation (de manager général du club sportif professionnel) à Limoges. Je finis en septembre, avec la soutenance d’un projet de développement de club. Pour le reste, ce sont des activités ponctuelles, du business d’hommes né de rencontres. Par exemple, mon investissement à Saint-Emilion (il est copropriétaire d’un grand cru, L'Hermitage Lescours) ne rapporte rien, mais l’aventure humaine est très sympa à vivre.
Vous baignez dans le rugby depuis votre enfance. A quoi va servir votre diplôme?
Il s’agit surtout de formaliser les connaissances empiriques acquises lors de ma carrière de joueur, pour être efficace. J’ai envie de revenir dans le rugby, mais je n’ai pas un ego assez surdimensionné pour exiger un poste. Je suis prêt à étudier différentes possibilités. J’ai déjà eu une offre de Bayonne [comme directeur général, au printemps dernier], mais c’était peut-être un peu tôt.
«Je crois dur comme fer en l’équipe de France»
Le Journal du Dimanche évoquait le mois dernier un possible ticket avec Guy Novès chez les Bleus, ou un retour au Stade Toulousain...
C’est le JDD qui le dit. Je connais bien le Stade et l’équipe de France. Évidemment, travailler dans une de ces institutions serait plus facile pour moi. Je n’exclus rien.
On vous voit fréquemment à Toulouse, dans les couloirs du stade Ernest-Wallon…
J’ai la chance d’être de la région et de continuer à y vivre, tout en montant assez souvent à Paris. Je suis profondément ancré dans cette région, dans ce club, qui est celui de ma carrière sportive.
Qu’allez-vous faire durant la Coupe du monde (9 septembre-23 octobre)?
Je participerai sur Canal+ à l’émission du week-end consacrée au Mondial. Je partirai ensuite en Nouvelle-Zélande pour les demies et la finale avec l’IRB.
Un petit mot sur les chances françaises à la Coupe du monde?
On parle énormément des gens à l’infirmerie, mais pas des vingt-huit joueurs qui travaillent beaucoup, beaucoup au quotidien. La préparation est très dure, il va y avoir encore des blessés. Je pense qu’on ne pourra gagner la Coupe du monde que de cette manière, avec un groupe bien préparé, même à l’excès. Il faut se trouver dans des prédispositions mentales pour aller au-delà de son physique. Nos adversaires auront cette dimension-là.
Vous croyez donc aux chances des Bleus.
Oui. Je les vois aller très loin dans la mesure où le Tournoi des VI Nations n’a pas été bien réussi et qu’il n’y a pas forcément d’engouement populaire par rapport aux récents résultats. L’équipe de France a l’état d’esprit pour trouver les ressources mentales afin de contredire les pronostics. J’y crois dur comme fer.


















