Tour de France: Revivez la 7e étape en live comme-à-la-maison

R. S. pour l'avant-course, P. K. et N. Bu. pour le live

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Le peloton du Tour de France, le 6 juillet 2011, sur la route du Cap Fréhel.
Le peloton du Tour de France, le 6 juillet 2011, sur la route du Cap Fréhel. — D.Balibouse/REUTERS

Septième étape: Châteauroux > Le Mans (218km)

Le point sur les classements:

Maillot jaune: Thor Hushovd (Garmin Cervelo)

Maillot vert: Philippe Gilbert (Omega Pharma)

Maillot à pois: Johnny Hoogerland (Vacansoleil)

Maillot blanc: Geraint Thomas (Sky)

Le parcours en vidéo

Le résumé anticipé de l’étape

Les coups de gueule répétés des coureurs depuis trois jours ne servent à rien. Comme sur les routes vendéennes et bretonnes, cette étape «spéciale Ligue 2» entre Le Mans et Chateauroux rend tout le monde nerveux. Les sprinters ont bien compris qu’il s’agissait de la dernière étape à leur portée avant d’attaquer les bosses. Alors tout le monde roule à bloc derrière l’échappée du jour, où figurent Meermans, Brutt et Gène. «On sait que ça n’ira pas au bout, mais au moins on montre le maillot», assume Marc Madiot, le manager de Française des Jeux. A l’arrière, Sylvain Chavanel se fait lâcher à 100 bornes de l’arrivée. Sa clavicule le fait trop souffrir. Il termine finalement hors délais. «Vous n’auriez pas pu terminer avec le bras en écharpe, comme Tyler Hamilton?», ose un journaliste américain à l’arrivée. Jean-René Godart sort de ses gonds… Comme prévu, le peloton avale les trois hommes dans le final et se dirige vers un sprint massif. Sans donner de coup de boule, Cavendish jette son vélo sur la ligne devant Greipel. Mais Farrar a déboulé sur la droite. Pour la photo, l’Américain a juste le temps de gonfler ses joues en levant les bras. «Je voulais rendre hommage à Fripouille, ma grenouille décédée quand j’avais huit ans», indique en zone mixte le vainqueur du jour. Evidemment, Mark Cavendish le prend très mal.

La minute Jean-Paul Ollivier

Entre Châteauroux et le Tour, c’est d’abord une histoire de sprinters. A deux reprises, les rois du finish s’y sont imposés, d’abord en 1998 avec Mario Cipollini, puis en 2008, avec Mark Cavendish. Ce jour-là, le maillot jaune du Tour avait le crâne rasé et le bouc bien taillé. Stefan Schumacher faisait le beau au lendemain de sa victoire en contre-la-montre avec le maillot Gerolsteiner. Ses veines dégoulinaient pourtant déjà d’EPO.

Le tweet du jour

Signé Jimmy Engoulvent qui envoie du lourd sur David Millar, interrogé par L’Equipe de vendredi. «Le beau Dav veux (sic) nous faire rêver dans le journal "L'Equipe". Moi ça fait bien longtemps que ce type de coureur c'est 0% de confiance.» Chez Saur-Saujasun, on ne pardonne pas tout aux anciens dopés.

Le pari de la rédac’

Il y aura encore de la casse aujourd’hui, c’est écrit. Même si les routes s’élargissent en descendant vers le sud, le peloton roulera très vite. Les équipes de sprinters tenteront de tout verrouiller et ça devrait encore frotter loin de l’arrivée. Le chutes ont déjà fait beaucoup de dégâts dans le peloton. Tout le monde veut protéger son leader à l’avant, mais la route n’est pas extensible. Bref, le docteur Gérard Porte devrait encore avoir du boulot.

L’avis d’Anthony Charteau, le bloggeur de 20minutes

«J'ai vraiment hâte que la montagne commence. Je suis frustré de ne pas être à l'avant du peloton, j'aimerais pouvoir faire quelque chose. Mais bon, d'abord, j'aimerais que demain soit une journée tranquille. On devrait avoir droit à un vrai sprint massif. Je vois Cavendish, qui pour moi est plus fort que Farrar.»