Décision le 27 juillet dans le conflit qui oppose Claude Puel à l'OL
FOOTBALL•L'ancien entraîneur de l'OL réclame plus de 5 millions d'euros à son ancien employeur...A Lyon, Stéphane Marteau
Il s’est présenté mercredi peu avant 9 h au conseil de prud’hommes de Lyon, tout de noir vêtu et le visage fermé. Licencié par l’OL pour faute grave le 17 juin dernier, un an avant le terme de son contrat, Claude Puel a saisi le tribunal d’une demande de référé. Une procédure d’urgence qui visait à obtenir le paiement de la totalité des salaires qu’il aurait perçues jusqu’au terme de son contrat (3,3 millions d’euros), des indemnités de préjudice moral et professionnel (1,65 million), des primes liés au classement de L1 et à la Ligue des champions (90.000 euros) ainsi que le règlement du solde de tout compte (319.333 euros). Soit une somme totale de 5.359.333 euros. Le juge a mis sa décision en délibéré et le verdict sera rendu le 27 juillet.
Bataille d’avocats
Si Claude Puel est ressorti de l’audience sans faire le moindre commentaire, l’avocat de l’OL a demandé à ce que l’affaire soit jugée sur le fond. «Je ne comprends pas ce type de procédure en référé. Il y a eu un licenciement pour faute grave et par délicatesse, je ne veux pas débattre sur la nature de cette faute qui est consistante et particulièrement sérieuse. Nous sommes très sereins », a affirmé Maitre Joseph Aguera. Son confrère, Maitre Guy Reiss, a une interprétation différente. Selon lui, l’OL a rompu le contrat de Claude Puel «par anticipation, et la faute grave n’a pas à être au centre des débats dans une procédure en référé». Lors de sa plaidoirie, Guy Reiss a indiqué que dans le contrat de Claude Puel, un article stipule qu’«en cas de rupture du contrat de travail, le club s’est engagé à verser les sommes dues et sans que la faute grave ne soit réservée. Cette clause contractuelle n’avait d’autre but que de protéger Claude Puel, et le club a consenti à cette clause. On l’a séduit avec un magnifique pot de miel et nous demandons que le contrat soit respecté». Au conseil de prud’hommes d’en juger.


















