Coupe du monde féminine: Les joueuses du PSG vues par leur coach, Camille Vaz
FOOTBALL•L'entraîneur parisien suit à distance les performances de ses joueuses en Allemagne...Propos recueillis par Romain Scotto
Camille Vaz vit des vacances studieuses cette année. L’entraîneur des féminines du PSG suit d’un œil avisé les performances de ses joueuses pendant la Coupe du monde. En Allemagne, cinq d’entre elles font partie de l’équipe de France. Le coach de 36 ans, également prof d’EPS à Clichy, livre son évaluation avant le troisième match de poule des Bleues, mardi contre l’Allemagne.
Bérangère Sapowicz, gardienne (deux matchs). «Je la trouve vraiment dans son sujet. Elle est présente, avec beaucoup de maturité. Elle n’a pas eu trop de travail, ça ressemble un peu à ce qu’on vit dans l’année. Même si elle ne réalise pas trop d’arrêts, il faut être présente dans les grands moments. C’est le cas. Ce n’est pas une fille qui parle beaucoup, c’est la force tranquille. Elle est relâchée. Ce sera plus compliqué contre l’Allemagne, mais ce n’est pas grave, une gardienne a aussi besoin de toucher des ballons.»
Laure Lepailleur, défenseur (deux matchs dont une entrée en jeu): «Une compétitrice née. Une personnalité qui montre de l’envie. Un sens et un goût de l’effort impressionnants. Elle a besoin de donner physiquement. Et elle donne. Elle est très épanouie. J’ai trouvé sa prestation contre le Canada très intéressante. A la hauteur de sa saison. Elle est capable d’apporter un peu plus offensivement.»
Laure Boulleau, milieu (une entrée en jeu). «En constante progression, elle doit continuer. Elle est dans les starting-blocks. Quand elle entre, elle est intéressante. Elle n’attend que ça. Elle n’a pas un statut de remplaçante, mais d’internationale. Elle voudrait jouer, mais est déjà heureuse d’être dans ce groupe. Laurette est capable d’amener de la percussion, plus de dynamisme. Elle est très spontanée.»
Elise Bussaglia, milieu (deux matchs): «Elle monte en puissance. A l’image de l’équipe de France. Elle a des repères et digère sa rentrée timide. Elle a mis les choses au clair contre le Canada et devrait réitérer ça contre l’Allemagne. C’est une fille qui tente beaucoup de frappes et marque pas mal de buts. C’est la meilleure joueuse de D1 donc on attend qu’elle ait un peu plus d’impact dans le jeu. Qu’elle touche plus de ballons, qu’elle les amène plus vers l’avant. Mais cela dépend de la mise en place sur le terrain.»
Caroline Pizzala, milieu (aucun match) «Une fille très complète qui est aussi dans les starting-blocks. Elle attend sa première entrée en jeu. Elle a un profil de combattante, avec l’esprit de compétition et un côté Elise Bussaglia concernant ses qualités techniques et son travail de l’ombre.»


















