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Richard Virenque: «Alberto Contador attaquera encore plus que d'habitude»

Richard Virenque: «Alberto Contador attaquera encore plus que d'habitude»

INTERVIEWL'ancien maillot à pois du Tour analyse le début de Tour du coureur espagnol...
Propos recueillis par David Phelippeau, aux Essarts

Propos recueillis par David Phelippeau, aux Essarts

L’ancien grimpeur français défend sans détour l’Espagnol Alberto Contador et estime que rien n’est joué pour la victoire finale…

Un petit mot sur cette première étape mouvementée, et notamment cette chute d’Alberto Contador (il compte 1’21’’ déjà de retard sur son rival Andy Schleck?

C’était un peu prévisible qu’il y ait des chutes et qu’il y ait des grands favoris piégés. On s’y attendait. Mais qu’il y ait autant d’écart non… On se souvient que l’année dernière sur les pavés il avait perdu plus d’une minute… Cela va être une course à handicap pour lui. Je ne pense pas toutefois que ça va avoir une incidence sur le classement général plus tard. Ca va l’obliger à attaquer encore plus qu’il ne le fait d’habitude.

Le Tour n’est pas perdu pour lui…

Non. Rien n’est perdu pour lui.

A-t-il été bien protégé par son équipe?

Oui. C’est tombé devant et il était du mauvais du côté de la chute. C’est la fatalité. Après derrière, on s’est vite servi de ça pour le distancer et pour le mettre hors d’état de nuire. C’est rigolo car l’année dernière on faisait une polémique. En effet, Contador avait attaqué car il était devant et avait profité d’un incident mécanique de Schleck. Là, sur une chute, on sait qu’il est derrière et par terre et on s’organise pour lui prendre du temps… Mais ça personne n’en parle! Cela me fait sourire.

En attendant, l’Espagnol vit un début de Tour compliqué avec également tous ces sifflets à son encontre…

Cela reste quelques personnes qui ont sifflé dans un endroit particulier (lors de la présentation au Puy du Fou). On aurait fait le départ du Tour à Bayonne ou à Biarritz, il aurait été ovationné. Ce n’est pas la France entière qui l’a sifflé. Vous verrez dans les Pyrénées, il sera adulé.