Tour de France: La Grande Boucle les rend toujours fous

CYCLISME Le public attend en masse l'arrivée des coureurs aux Herbiers...

Aux Herbiers, David Phelippeau

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Des spectateurs lors du passage du Gois sur le Tour de France, le 2 juillet 2011
Des spectateurs lors du passage du Gois sur le Tour de France, le 2 juillet 2011 — L.CIPRIANI/AP/SIPA

«Cela fait une semaine que la route entre la Merlatière et les Essarts est peuplée de camping-cars, c’est complètement dingue!» Murielle, cette habitante des Essarts – ville qui accueille le Tour lundi – en rit encore. Surtout quand elle raconte après que des tentes Quechua fleurissent depuis plusieurs jours derrière la grande surface de la commune d’à peine 3 000 habitants. Tous les ans, le Tour de France génère toujours les mêmes scènes insolites, la même ferveur, qui frise parfois la folie.

«On repart tout à l'heure aux Pays-Bas»

Hemmo et Philip, deux hollandais d’une vingtaine d’année, sont partis d’Amsterdam en voiture hier matin pour rejoindre la Vendée. Deux mille kilomètres aller-retour pour avoir le plaisir de vivre en direct l’arrivée de la première étape. «On repart tout à l’heure chez nous, explique Philip. On est venu pour le plaisir, par amour pour le Tour de France.» Thierry a mis moins de temps pour rejoindre le Mont des Alouettes. Il vient de la Roche-sur-Yon, à une cinquantaine de kilomètres des Herbiers (lieu de l’arrivée hier). D’ailleurs, il s’est même permis un petit repérage hier. Et à 8 heures, ce matin, vêtu d’un maillot Europcar, il était déjà collé à la ganivelle pour ne pas louper une miette de l’arrivée des coureurs.

>> La première étape en live, c'est par ici

«Malgré tout ce qu’on entend sur le cyclisme, ça n’empêche pas les gens de venir, dit-il en montrant la foule innombrable qui a envahi les derniers hectomètres vers le Mont des Alouettes. Je viens pour la course, la caravane et toute cette ambiance géniale!» A côté, Françoise opine du chef. Avec son mari, elle dort dans son camping-car depuis mercredi au Puy du Fou, à quelques minutes des Herbiers. Elle envisage de suivre les trois premières étapes en Vendée puis ensuite elle fait le grand écart. «On ira les voir dans le col du Galibier, explique cette habitante de Tours. On fait ça parce qu’on aime le vélo. Et on s’en fiche de tout ce qu’on entend sur le dopage. Moi, je pense que de toute façon vous ne faites pas 200 bornes tous les jours sans prendre des vitamines… mais à petites doses!» Son mari l’a délaissée pour une bonne partie de la journée. «Il s’est positionné après l’arrivée pour pouvoir voir les coureurs de très près…» Pendant toute la journée, ils seront donc séparés par quelques centaines de mètres… Le motif: l’amour pour la Grande Boucle.