Stade Français: Max Guazzini se dit victime de «pasteurs escrocs»

RUGBY La Facem, le repreneur canadien qui devait sauver son club, lui avait présenté des faux documents...

A.P.
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Max Guazzini, le président du Stade Français, le 8 janvier 2011, au Stade de France.
Max Guazzini, le président du Stade Français, le 8 janvier 2011, au Stade de France. — A.PIERRE/SIPA

Hasard du calendrier, Max Guazzini était mercredi matin l’invité de Radio Notre Dame. S’il a surtout parlé du disque de chants grégoriens (dont il est le producteur) et de son amour pour la messe en latin, le président du Stade Français a aussi évoqué l’incroyable escroquerie dont est victime son club. Annoncé comme le repreneur miracle, la fondation canadienne d’aide à l’enfance, la Facem, aurait fourni des fausses garanties bancaires pour justifier des 12 millions d’euros amenés à renflouer les caisses du club. «En fait, ce sont des pasteurs qui font fructifier de l’argent. Ce sont visiblement des pasteurs escrocs», ne peut que déplorer Max Guazzini qui a porté plainte contre X pour escroquerie.

Les documents étaient faux

Le président parisien explique avoir été alerté par la banque du club vendredi dernier sur les premiers doutes concernant l’argent de ce repreneur trouvé par Bernard Laporte. «On a alors démarré une enquête express par nos relations au plus haut niveau et on était convoqué lundi au siège européen de cette grande banque. Et là, tous les directeurs sont venus pour nous dire que les documents sont des faux.»

>> A lire l’interview exclusive de Job Ariste, président de la Facem

Max Guazzini explique avoir lancé un nouveau tour de table afin de trouver des repreneurs susceptibles de combler le déficit estimé à plus de 5 millions d’euros du Stade Français. Le club a été convoqué lundi prochain (27 juin) devant le Conseil supérieur de la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG), qui pourrait prononcer sa rétrogradation administrative en Pro D2, ou, en cas de dépôt de bilan, en Fédérale 1 (3e division).