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Andrew Albicy: «L’Espagne et Barcelone me font rêver»

Andrew Albicy: «L’Espagne et Barcelone me font rêver»

INTERVIEWL'ex-meneur du Paris-Levallois a renoncé à la draft NBA pour rebondir dans un grand club européen...
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Il a fait le choix de la sagesse. Déçu de ses propres performances lors d’un stage de détection à Trévise, le meneur de 21 ans a finalement renoncé à la draft NBA. L’ex-joueur du Paris-Levallois patientera un an avant de se présenter et maximiser ses chances d’être recruté. En attendant, il compte bien progresser chez un gros calibre de la Pro A ou dans un grand club d’Espagne…

Pourquoi vous êtes-vous retiré de la draft NBA finalement?

J’ai préféré le faire après le camp (de détection) de Trévise que j’ai fait récemment. On n’était pas sûr que ça passe pour la draft. Si ça se passait bien, j’aurais pu passer au deuxième tour, mais comme physiquement ça n’allait pas bien, je n’ai pas pu m’exprimer comme je voulais. C’était le camp de trop. J’étais vraiment fatigué. Ça s’est ressenti, tout le monde l’a vu. Ça n’a pas suffi pour convaincre les équipes. Je n’étais pas sûr à 100% que j’allais me faire drafter. Donc j’ai préféré attendre et voir la fin de l’année prochaine.

Où jouerez-vous alors la saison prochaine?

Je ne sais pas encore. Je suis en contact avec plusieurs clubs. En France, Cholet, Nancy, à l’étranger aussi. J’ai envie de jouer l’Euroligue. Pour mon évolution en tant que joueur, je pense que ce sera bien. J’ai toujours voulu jouer en Espagne, à Barcelone. C’est un club qui fait rêver. Maillot, club, prestige, c‘est ce qu’il y a de mieux en Europe. Ils le montrent chaque année. Honnêtement, à choisir, je préfère l’étranger. Voir ailleurs, ça fait du bien. Tu prends en maturité.

A long terme, la NBA reste votre objectif?

Oui, c’est un rêve. L’an dernier, je me suis déjà retiré de la draft. Mais c’était pour le buzz. C’était un peu trop tôt. Là, par rapport au ressenti des entraîneurs, j’ai pris ma décision. Ils m’ont dit que j’avais le niveau, donc je sais que je peux essayer d’y aller l’année prochaine.

Quitter Paris, votre ville et votre club de toujours, était une nécessité?

Il faut que je sorte de ce cocon. A Paris, tout le monde me connait, tout le monde sait que je suis le petit du club. Le bilan est positif, c’est grâce à ce club que je suis devenu professionnel. Je m’entends bien avec tout le monde. Quitter Paris, ça va me faire quelque chose, c’est sûr. Ça va me toucher, mais je pense que j’en ai besoin. Il faut avancer. Sportivement, il faut que je parte.

Qu’est ce qu’il vous manque pour jouer en NBA?

Je ne sais pas, bonne question. Plus de maturité, que je m’installe dans mon jeu.

Vous ne tourniez qu’à un peu plus de 11 points en moyenne cette année. C’est encore un peu léger pour la NBA, non?

Vu la saison que j’ai fait, avec plus de constance, je pourrais être beaucoup plus haut. L’expérience de cette année m’a permis d’acquérir de la maturité pour être puis constant dans mon jeu.

Vous figurez aussi dans la liste des quatre remplaçants de l’équipe de France pour l’Euro. Comment accueillez-vous cette nouvelle?

C’est une petite déception quand même. Je suis dans la liste, donc reconnu. J’espère qu’il n’y aura pas de blessé, mais si ça arrive, je saisirai ma chance comme l’année dernière. Je donnerai tout ce que j’ai. Vincent Collet m’avait parlé de cette situation avant le stage. Donc c’était clair.

Vous serez partenaire d’entraînement pendant deux semaines?

C’est ça… Je vais partir comme si j’étais dans l’équipe. Si je pars après deux semaines, je serai un peu triste, mais il faut l’accepter. Pour moi, l’équipe de France, c‘était vraiment un bonus, une expérience de malade. Jouer une ou vingt minutes, c’est vraiment super. Cette année, c’est la dream team française. On ne peut pas faire mieux sur le papier. J’espère qu’ils vont confirmer ça pour se qualifier pour les Jeux olympiques. Je pense que ça va le faire.