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Vincent Labrune, l'homme de l'ombre qui a fini par en sortir

Vincent Labrune, l'homme de l'ombre qui a fini par en sortir

FOOTBALLHomme de réseau, le nouveau patron de l'OM a fini par être projeté sur le devant de la scène...
A.M.

A.M.

«A l’OM c’est Vincent Labrune le chef. Diouf et Dassier étaient de simplement des employés de luxe». Si pour le grand public, le nouveau président de l’OM est un quasi-inconnu, ce n’est pas le cas chez les supporters marseillais, Chrsitian Cataldo (président des Dodgers) en tête. A 40 ans, Labrune va donc devoir se montrer, après avoir œuvré en coulisses depuis son arrivée au club, en tant que président du conseil de surveillance, en 2008.

C’est sa force et sa faiblesse: sa discrétion lui vaut de nouer rapidement des relations privilégiées avec les décideurs. Mais elle a créé autour de lui l’image d’un intrigant, tirant les ficelles dans les coulisses. «Il sait manœuvrer, mais dans le bon sens du terme, ce n’est pas péjoratif. Et puis il sait inspirer la confiance, parce qu’il a la fidélité. Mais aussi quelque chose de très rare: la discrétion», raconte Jacques Chancel, ancien journaliste et proche de Vincent Labrune.

C’est ce don à pianoter sur un carnet d’adresses aussi épais qu’un botin qui l’a mis sur orbite. De Patrick Chêne en 1996 au service des sports de France Télévisions, il passe à Jean-Luc Delarue, avec qui il travaille à Réservoir Prod, puis file à TF1, où il croise Jean-Claude Dassier. Sa passion pour la boxe (qui n’a d’égal que celle pour les chevaux de course) va le mettre en travers de la route de Louis Acariès, qui le présente à Robert Louis-Dreyfus. Il peut prendre l’ascenseur pour l’OM. «Il était l’œil, l’oreille et le cœur de la patronne. Maintenant, il va rentrer dans une 3e dimension. Parce que c’est lui qui va devoir prendre les décisions», reprend Jacques Chancel. Certains diront qu’il n’attendait que ça.