Lionel Nallet, capitaine du Racing-Métro: «Ce n’est pas de la chance si on joue cette demie, on a été la chercher!»
RUGBY•Le capitaine du Racing-Métro, Lionel Nallet, aborde sereinement la demi-finale de Top 14 contre Montpellier qui va se jouer samedi à Marseille…Recueilli par Julie Lévy-Marchal
Il a du mal à se glisser dans le fauteuil qu’occupait quelques instants auparavant Pierre Berbizier. Mais c’est un Lionel Nallet détendu, en sueur après le dernier entraînement parisien avant la demi-finale jouée à Marseille contre Montpellier samedi, qui évoque ses impressions sur le match à venir.
Comment sentez-vous le groupe avant la demi-finale de Top 14 qualifiée à l’instant de «moment historique» par votre entraîneur, de «la fierté de renouer avec la légende»?
Le groupe est très déterminé. Les joueurs savent que ces rencontres sont des moments rares dans une carrière. On est prêts, on verra samedi comment on le transmet sur le terrain. Mais les joueurs sont sereins, on a été mis à l’abri par le club, on n’est pas partis en stage, on a fait une prépa classique cette semaine, justement pour ne pas nous insuffler de stress. Mais ça fait quand même 15 jours que j’y pense!
Vous êtes un joueur avec de l’expérience, du métier. Faites-vous ressentir aux plus jeunes la chance qu’ils ont de jouer des phases finales?
Comme vous le savez, je suis un grand bavard qui aime faire des discours [rires]. C’est vrai que je n’ai joué qu’une fois les phases finales avec Bourgoin (en 1999) et que c’est difficile d’arriver à ce niveau-là. Ce n’est pas de la chance si on joue cette demie, on a été la chercher!
A titre personnel, et aussi en qualité d’international, comment abordez-vous une demi-finale de championnat?
Un mach reste un match. Et celui qui arrive est très important pour le club. C’est effectivement un «moment historique».
Quelle est selon vous la clé du match?
Je la cherche encore (rires)! Montpellier est une équipe qui aime jouer, et mettre de la vitesse dans ses libérations. Une des clés est donc de ne pas les laisser avancer et les prendre sur la ligne d’avantage pour ne pas perdre de libérations trop rapides.
Pensez-vous au Brennus?
Bien sûr que j’y pense, depuis le début de la saison. Il est là, maintenant, tout près, mais il nous reste ce match contre Montpellier qui va être très compliqué. On s’est déjà pris une jolie rouste contre le MHRC pendant les phases régulières, donc on sait que c’est une équipe dont on doit se méfier. Voilà, je pense au Brennus, mais on a Montpellier sur notre route.
Lorsque vous êtes arrivé au Racing, il venait d’être promu. Samedi, vous jouez une demi-finale de championnat…
Ça a été très vite et j’en suis très surpris. C’est pour ça qu’on a tort de dire partout que Montpellier est la surprise de cette fin de saison parce que c’est une équipe jeune. Nous le sommes aussi et on n’a pas beaucoup d’expérience en phases finales!
Enfin, êtes-vous heureux d’avoir retrouvé Sébastien Chabal ?
Je l’ai retrouvé sur le terrain parce que je ne l’avais pas trop perdu… Oui, je suis content parce qu’il apporte beaucoup à l’équipe par sa personnalité, il renforce l’esprit collectif. Mais je n’en dirai pas plus, ce n’est pas à moi d’en parler.


















