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Roland-Garros: Non, Roger Federer n'est pas fini

Roland-Garros: Non, Roger Federer n'est pas fini

TENNISS'il vit ce Roland-Garros dans l’ombre de Nadal et Djokovic, le Suisse a encore quelques arguments à faire valoir...
Alexandre Pedro à Roland-Garros

Alexandre Pedro à Roland-Garros

De notre envoyé spécial à Roland-Garros

A 29 ans, Roger Federer redécouvre les joies d’un anonymat tout relatif sur ce Roland-Garros 2011. Si la salle de conférence de presse est toujours prise d’assaut pour écouter le Bâlois distillé quelques bons mot en français, anglais et allemand, le centre de gravité du tournoi s’est déplacé vers le duel annoncé entre Rafael Nadal et Novak Djokovic

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L’ancien numéro un mondial ne se sent pourtant pas trop à l’étroit dans son nouveau costume de troisième homme. «C'est normal qu'on ne me place pas sur la même ligne que Rafa et Novak, assure le lauréat 2009. Si j'étais le favoris numéro 4 ou 5 à Wimbledon, ce serait différent mais à Roland Garros je n'ai de toute façon jamais été en position dominante.» Son ami Fabrice Santoro est même persuadée «que la situation doit l’amuser au fond de lui».

Consultant pour RTL sur ces Internationaux de France, le recordman des participations en Grand Chelem ne croit pas à la théorie du déclin concernant le cas Federer. «Pour moi, il évolue toujours au même niveau, ce sont les autres qui sont devenus plus forts. On progresse plus à 23, 24 ans qu’à 29. Ce qui est terrible c’est que Nadal et Djokovic ont progressé grâce à lui. Il les a tirés vers le haut.»

«J’avais crée un monstre»

Déclin non, mais tassement oui. Depuis un an, l’homme de tous les records présente des statistiques plus humaines. Federer a débarqué à Paris avec un tournoi gagné (Doha en janvier) et seulement une victoire sur un membre du Top 10 (Soderling à Madrid). Malgré un orgueil à la hauteur de son palmarès, le Suisse a toujours prévenu que ce moment arriverait bien un jour ou l’autre. Lors d’un entretien à l’Equipe la semaine dernière, il se disait en quelque sorte soulagé par cette nouvelle donne: «J'avais créé un monstre extrême, j’étais prisonnier de mes records».

Depuis le début de la quinzaine, Federer joue sans chaîne et a plutôt convaincu lors de ses victoires sur Féliciano Lopez, Maxime Teixeira et Janko Tipsarevic «Quand je le vois sur le terrain, il est heureux, affûté et on sent qu’il bosse toujours autant derrière, s’enthousiasme Fabrice Santoro. La seule question que je me pose c’est de savoir s’il continuera sa carrière le jour où il sentira qu’il ne peut plus gagner un Grand Chelem». Cette question, Roger Federer espère bien la repousser encore un moment. Et cela commence déjà par passer l’obstacle représenté par son compatriote Stanislas Wawrinka dimanche en huitième de finale.