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Le Stade Français veut voir la vie en rose contre les Harlequins

Le Stade Français veut voir la vie en rose contre les Harlequins

RUGBYCapables du pire comme du meilleur, les Parisiens peuvent sauver leur saison en remportant le Challenge européen face aux Anglais des Harlequins...
A.P.

A.P.

Ces derniers mois, les occasions de dire du bien du Stade Français sont rares. Vendredi au Millenium de Cardiff, le onzième du Top 14 peut changer la face sa saison en battant les Anglais des Harlequins en finale du Challenge européen. Avec en bonus une place pour la «grande» Coupe d’Europe la saison prochaine.

Sur le papier, le 7e du championnat d’Angleterre a la faveur du pronostic face à des Parisiens dont le niveau a oscillé entre le néant (souvent) et l’excellent (parfois). Lucide, le demi de mêlée Julien Dupuy admet cette versatilité. «On est plus une équipe de coupe que de championnat, on a été prêt pour quasiment tous les gros matchs, notamment contre Toulouse et Toulon.» Pour Sergio Parisse, le problème est dans les têtes. A entendre le capitaine, certains de ses partenaires choisissent leurs matchs: «Ils ont répondu présent lors des grands rendez-vous mais, contre des adversaires soi-disant moins forts, leur application n'a pas été la même.»

Une équipe trop joueuse?

La thèse du Stade Français équipe de coupes et de coups doit être nuancée. Dans son parcours vers la finale, l’équipe parisienne a rencontré un Montpellier bis en quart de final avant de croiser des Clermontois avec la tête au championnat. A leur crédit, Julien Dupuy et ses coéquipiers ont toujours essayé de proposer un gros volume de jeu. «Nous sommes une équipe qui aime jouer même si nous le faisons mal parfois, note Dupuy. J’ai l’impression que nous n’arrivons pas à rester froids.»

Il va pourtant bien falloir faire preuve d’un froid réalisme comme a prévenu le manager Michael Cheika en conférence de presse. «Dans une finale, on parle plus d'efficacité que de jeu. Et cette fois-ci, on sait qu'on n'aura pas de match le week-end suivant pour régler les fautes.»