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Jo-Wilfried Tsonga, la vie sans coach

Jo-Wilfried Tsonga, la vie sans coach

TENNISPour la première fois, le Français aborde le tournoi de Roland-Garros sans entraîneur...
Romain Scotto

Romain Scotto

A le voir chantonner ou blaguer avec Stan Wawrinka, l’un de ses potes sur le circuit, Jo-Wilfried Tsonga semble avoir digéré sa dernière rupture. Deux mois après s’être séparé d’Eric Winogradsky, son coach historique, le Français assure qu’il s’est rarement senti aussi bien à l’approche de Roland-Garros. Rassuré par son jeu et enfin épargné par les soucis médicaux. Pourtant, depuis février, le grand Jo n’a pas gagné trois matchs de suite. Il plongera aussi dans le Grand Chelem parisien avec un classement exceptionnellement bas (18e).

«Pour l’instant, il dit que ça va, parce qu’il surfe sur un truc nouveau, décrypte Arnaud Di Pasquale, le responsable du secteur masculin à la fédé, conscient que Tsonga ait pu «ressentir le besoin de s’émanciper.» Après sept années de collaboration, le joueur ne se voyait plus avancer au côté de celui qui lui a permis de décoller. Tsonga souhaite aussi faire évoluer son jeu. Revenir à un peu plus de spontanéité et des schémas plus offensifs. «Un signe intéressant, synonyme de maturité», d’après Patrice Hagelauer, le DTN. A condition que l'absence de coach ne l'invite pas à se relâcher.

Cinq pistes sérieuses

Après le tournoi de Rome, Tsonga assure ne s’être accordé qu’une seule journée de repos. «Juste pour le voyage et je suis retourné m'entraîner. De toutes façons, il ne faut pas croire que je suis seul», rectifie le joueur, présent au Masters Guinot Mary Cohr de Rueil Malmaison pour préparer Roland. «Je compte bien trouver une structure, mais cela ne se fait pas en un claquement de doigts. En attendant, je suis quand même entouré de gens qui sont dans le tennis, et d’autres pas. Ils me conseillent.»

Entouré, ou plutôt épaulé par deux hommes de confiance. Michael Franco, son physiothérapeute et Morgan Menahem, son agent qui s’active en coulisse pour lui trouver un nouvel entraîneur. Les propositions ne manqueraient pas. L’homme qui gère ses intérêts aurait déjà reçu une trentaine de CV, dont l’un deux heures seulement après l’annonce de sa rupture. Pour l’instant, il n’exclut aucune piste, y compris celles menant vers un coach étranger. «Le problème, c’est que vingt-cinq CV ne sont pas appropriés. En termes d’expérience, de compétences, cela ne correspond pas à ce qu’il faut pour Jo. C’est comme si un directeur commercial postulait pour la direction générale d’un club de L1.» Reste à savoir s’il a réellement la capacité de jouer dans le haut du tableau.