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Ligue Europa: André Villas-Boas, le Mourinho au sang bleu

Ligue Europa: André Villas-Boas, le Mourinho au sang bleu

FOOTBALLIssu d’une famille d’aristocrates, l’entraîneur du FC Porto incite à la comparaison avec celui dont il a été l’adjoint…
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

«Je sais que la comparaison va me suivre tout au long de ma vie mais je ne suis pas un clone.» Il peut toujours clamer l’inverse, il y a du José Mourinho chez cet André Villas-Boas.

A 33 ans, cet arrière petit-fils d’un vicomte emprunte le même chemin royal que «le Special One» dont la carrière a décollé du côté de Porto. Avec six ans d’avance sur les temps de passage de son aîné, Villas-Boas peut offrir une coupe d’Europe aux Dragons, grand favori dans cette finale de Ligue Europa aux allures de derby face à Braga (les deux villes sont distantes de 50 km).

>> Porto – Braga une finale à suivre en live mercredi à 20H45

Comme Mourinho en son temps, «AVB» est un parfait inconnu à son arrivée à Porto en début de saison après une seule saison comme entraîneur principal à Coimbra. Mais à défaut d’une carrière de joueur, l’homme a une qualité indéniable: un aplomb monstrueux. A 17 ans, il accoste l’entraîneur de Porto de l’époque, Bobby Robson. Impressionné par ses connaissances, l’Anglais le prend dans son staff. A 21 ans, il bidonne un CV pour devenir un sélectionneur des Iles Vierges.

Les yeux et les oreilles de Mourinho

Une défaite 9-0 plus tard, André Villas-Boas prend le premier avion pour Porto où son chemin va croiser celui de… José Mourinho. De 2003 à 2009, l’ancien étudiant en lettres devient son fidèle adjoint et le suit à Chelsea à l’Inter Milan. «Il est mes yeux et mes oreilles», dira Mourinho de lui. De cette période à disséquer les équipes adverses, Villas-Boas garde une certaine capacité à bouffer du football: «Je vis et je respire 24 heures sur 24 pour mon métier.»

De ces années à noircir des cahiers pour Mourinho, il garde le goût pour le 4-3-3 et des entraînements très tactiques «en fonction des caractéristiques de chaque adversaire». Le résultat ne prête pas à la contestation. Statistiquement parlant, son Porto est la meilleure équipe d’Europe (27 victoires, 3 nuls et pas une défaite en championnat). La suite de sa carrière pourrait très vite prendre un virage international. Et cette fois, pas besoin de mentir sur ses références.