Ligue Europa: André Villas-Boas, le Mourinho au sang bleu

FOOTBALL Issu d’une famille d’aristocrates, l’entraîneur du FC Porto incite à la comparaison avec celui dont il a été l’adjoint…

Alexandre Pedro

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Andre Villas-Boas, l'entraîneur du FC Porto, pendant le match contre Besiktas à Istanbul, en octobre 2010.
Andre Villas-Boas, l'entraîneur du FC Porto, pendant le match contre Besiktas à Istanbul, en octobre 2010. — M.Sezer / Reuters

«Je sais que la comparaison va me suivre tout au long de ma vie mais je ne suis pas un clone.» Il peut toujours clamer l’inverse, il y a du José Mourinho chez cet André Villas-Boas.

A 33 ans, cet arrière petit-fils d’un vicomte emprunte le même chemin royal que «le Special One» dont la carrière a décollé du côté de Porto. Avec six ans d’avance sur les temps de passage de  son aîné, Villas-Boas peut offrir une coupe d’Europe aux Dragons, grand favori dans cette finale de Ligue Europa aux allures de derby face à Braga (les deux villes sont distantes de 50 km).

 >> Porto – Braga une finale à suivre en live mercredi à 20H45

 Comme Mourinho en son temps, «AVB» est un parfait inconnu à son arrivée à Porto en début de saison après une seule saison comme entraîneur principal à Coimbra. Mais à défaut d’une carrière de joueur, l’homme a une qualité indéniable: un aplomb monstrueux. A 17 ans, il accoste l’entraîneur de Porto de l’époque, Bobby Robson. Impressionné par ses connaissances, l’Anglais le prend dans son staff. A 21 ans, il bidonne un CV pour devenir un sélectionneur des Iles Vierges.

Les yeux et les oreilles de Mourinho

 Une défaite 9-0 plus tard, André Villas-Boas prend le premier avion pour Porto où son chemin va croiser celui de… José Mourinho.  De 2003 à 2009, l’ancien étudiant en lettres devient son fidèle adjoint et le suit à Chelsea à l’Inter Milan. «Il est mes yeux et mes oreilles», dira Mourinho de lui. De cette période à disséquer les équipes adverses, Villas-Boas garde une certaine capacité à bouffer du football: «Je vis et je respire 24 heures sur 24 pour mon métier.»

 De ces années à noircir des cahiers pour Mourinho, il garde le goût pour le 4-3-3 et des entraînements très tactiques  «en fonction des caractéristiques de chaque adversaire». Le résultat ne prête pas à la contestation. Statistiquement parlant, son Porto est la meilleure équipe d’Europe (27 victoires, 3 nuls et pas une défaite en championnat). La suite de sa carrière pourrait très vite prendre un virage international. Et cette fois, pas besoin de  mentir sur ses références.