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Clément Poitrenaud: «Je pensais avoir fait ce qu'il fallait»

Clément Poitrenaud: «Je pensais avoir fait ce qu'il fallait»

RUGBYL'arrière du Stade Toulousain est franchement déçu par sa non-sélection pour la Coupe du monde...
Propos recueillis par Nicolas Stival, à Toulouse

Propos recueillis par Nicolas Stival, à Toulouse

Clément Poitrenaud, l’arrière ou centre du Stade Toulousain (27 ans, 44 sélections) fait partie des grands oubliés de la liste pour la Coupe du monde néo-zélandaise, comme son coéquipier Yannick Jauzion et Sébastien Chabal. Il prend la nouvelle avec une certaine philosophie, même s’il ne comprend pas forcément les arguments du sélectionneur Marc Lièvremont.

Comment avez-vous appris votre non-sélection?
Marc (Lièvremont) m’a appelé à 10 h 30, une heure avant l’annonce de la liste, pour m’annoncer que je ne faisais par partie du groupe. Il a eu la décence et la gentillesse de me prévenir. C’est plutôt réglo de sa part.

Comment réagissez-vous ?
Je suis un peu déçu car même si j’avais quitté le Tournoi des VI Nations en « indélicatesse sportive », je pensais avoir fait ce qu’il fallait sportivement en cette fin de saison pour intégrer le groupe. A priori, ça n’a pas suffi. Selon le sélectionneur, j’ai réalisé trop de contre-performances lors du dernier Tournoi des VI Nations et j’ai montré une certaine fébrilité dans les matchs qui comptent.

Qu’en pensez-vous?
Je trouve que l’argument n’est pas trop juste, puisque cela fait dix ans que je joue toutes les phases finales comme titulaire au Stade Toulousain. Cela veut peut-être dire que Guy Novès n’est pas compétent, mais il me fait confiance dans les matchs qui comptent. C’est comme ça. J’ai eu la chance de faire deux Coupes du monde, en 2003 et 2007, à moins qu’il y ait des blessés, car je fais quand même partie de la liste cachée. Je souhaite bon courage à ceux qui ont été choisis.

Vous prenez la nouvelle avec un certain recul…
Ça reste du sport. Des coups durs, j’en ai vu d’autres, et même plus importants. Il y a plus grave et il y aura des gens plus malheureux que moi dans les mois à venir.

Est-ce que cette non-sélection peut influer sur votre fin de saison?
Non. Je compartimente toujours les choses. Le Stade Toulousain reste pour moi le plus important. J’ai toujours eu de grandes émotions avec mes coéquipiers de club, souvent plus qu’avec l’équipe de France, même si j’y ai vécu de très bons moments. Je vais bien en profiter, puis je partirai en vacances. Yannick (Jauzion) est absent, Florian (Fritz) aussi. Nous n’avons peut-être pas suffisamment été bons avec Toulouse, nous n’avons peut-être pas eu assez de résultats. On aurait peut-être dû battre le Leinster de 40 points (défaite, 32-23 en demi-finale de Heineken Cup) ou aller en finale de Coupe d’Europe, du championnat et réussir le doublé. Cela n’a pas suffi pour cette fois.