Claude le Roy va quitter la Syrie et s'en prend à la fédération

FOOTBALL Le Français, sélectionneur national syrien, va quitter le pays en raison des troubles...

A.M.

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Claude le Roy, en 2008, au Ghana.
Claude le Roy, en 2008, au Ghana. — ALASTAIR GRANT/AP/SIPA

Pas facile la vie de sélectionneur national. Surtout quand on exerce dans un pays qui traverse des troubles graves depuis un mois. Arrivé à la fin mars au Moyen-Orient, Claude Le Roy va quitter le pays. «Ici à Damas, la vie est complètement normale. Mais on sait un petit plus ce qu’il se passe tous les jours. Et il y a des moments où il faut prendre décisions, il faut partir. En perdant tous les avantages d’un contrat», explique le globe-trotter du coaching.

«Il m’a encore emmené voir le gouvernement ce matin pour me faire changer d’avis!»

A 63 ans, Claude le Roy est tout de même furax. Car le président de la fédération locale, Farouq Saryieh, a expliqué à l’AFP que le Français lui avait juste demandé de «suspendre» son contrat quitte à revenir dans quelques semaines. «C’est monstrueux, explique à 20 Minutes un Claude Le Roy très surpris par la nouvelle. Il m’a encore emmené voir le gouvernement ce matin pour me faire changer d’avis!», peste le tacticien

«Si la démocratie s’installait…»

Joint alors qu’il est toujours dans la capitale syrienne, Claude Le Roy n’en revient toujours pas. «Ils ont tout fait pour que je reste. Je prends le risque avec mon staff de tout quitter, de laisser un contrat, de faire une négociation de marchand de tapis avant de partir. Alors qu’ils nous devaient beaucoup d’argent, qu’on leur laisse. Là, ça va aller très très mal. Jusqu’à maintenant, j’ai été très gentil, mais le mensonge, c’est insupportable», lance l’ancien coach de Strasbourg. Peu de chances donc qu’on le revoit un jour en Syrie. «On ne sait jamais ce que l’avenir réserve. Si la démocratie s’installait…»