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Arsène Wenger sous le feu des critiques des anciens d'Arsenal

Arsène Wenger sous le feu des critiques des anciens d'Arsenal

FOOTBALLLe manager des Gunners a rarement été aussi critiqué...
Avec Reuters

Avec Reuters

Pour la première fois véritablement depuis son arrivée il y a 15 ans, l'entraîneur français d'Arsenal, Arsène Wenger, est l'objet de vives critiques pour le manque de réussite du club londonien. En s'inclinant dimanche à Bolton (1-2), les Gunners ont virtuellement perdu toute chance de remporter le titre de champion cette saison. Ils comptent neuf points de retard sur le leader Manchester United à quatre journées de la fin du championnat, et on ne trouve guère de supporters enclins à croire encore au miracle.

Critiqué notamment par d'anciennes figures du club, Wenger a, comme à son habitude, défendu ses joueurs et assumé le bilan négatif de ses troupes, qui n'ont remporté aucun trophée depuis six ans. «S'il faut accuser quelqu'un, c'est moi. Je forme l'équipe. Je choisis les joueurs. J'ai le sentiment que les joueurs ont eu une attitude remarquable cette saison. Ils ne sont pas à blâmer», a-t-il dit. Admiré pour son jeu bien léché et sa circulation de balle, Arsenal pêche principalement par son incapacité à conserver un résultat lorsqu'il mène à la marque, ou encore à profiter au maximum d'un relâchement des autres prétendants au titre.

Les anciens à l'attaque

Longtemps intouchable dans le football anglais pour avoir apporté à la fois innovation, rigueur et panache à la formation londonienne, le technicien alsacien subit aujourd'hui un droit d'inventaire de la part de certains anciens. «Si vous interrogez les supporters d'Arsenal, vous verrez que la majorité d'entre eux sont prêts à se passer d'un football fluide et plaisant à voir, pour obtenir des résultats», estime ainsi Perry Groves, ailier du club entre 1986 et 1992.

Sans aller jusqu'à souhaiter que le club renoue avec le «boring, boring Arsenal», l'Arsenal ennuyeux de l'époque de Groves, qui produisait des résultats et engendrait l'ennui, les contempteurs de Wenger souhaiteraient tout de même un peu plus de solidité défensive. «Ils ont besoin d'un arrière central, d'un organisateur», analyse ainsi l'ancien attaquant Paul Merson. «Il ne s'agit pas de tout chambouler, juste de procéder à des réglages ici ou là.»

Wenger «convaincu que (son) équipe pratique un bon football»

Message reçu cinq sur cinq par l'entraîneur. «Nous n'avons pas été suffisamment stables défensivement. Cette semaine, nous avons concédé six buts, à un moment où on ne peut pas se permettre de prendre six buts en trois matches et gagner le championnat», a concédé Wenger, qui ne renonce pas à son credo. «Je suis convaincu que notre équipe pratique un bon football. Si vous parvenez à me convaincre que ces principes ne sont pas bons, je suis prêt (à changer). Mais je pense que nous tentons de jouer au football de la manière qu'il faut», ajoute-t-il.

Wenger, à qui certains supporters ont reproché de ne pas avoir remplacé au mercato d'hiver le défenseur central Thomas Vermeulen, blessé, va probablement faire de l'acquisition d'un arrière axial expérimenté la priorité de son intersaison. Selon la presse anglaise, il devrait disposer à cet effet d'un budget recrutement de plus de 45 millions d'euros.