« plus rien à espérer de cette saison »

Recueilli par Marc Nouaux

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Le latéral gauche de Bordeaux ne se fait guère d'illusions sur la fin de saison de son club et se pose des questions sur son avenir.
Florian, l'enchaînement des matches face à Arles-Avignon puis

à Lille ne sont-ils finalement pas le reflet de la saison de Bordeaux ?
C'est vrai que l'on est capable d'être catastrophique face à Arles puis de faire un super match chez le leader. Cette saison c'est un peu les montagnes russes… Ne me demandez pas pourquoi je n'en sais rien ! Avant de rentrer sur le terrain, on ne sait pas si on va faire un super match ou passer à travers.

Quels sont les objectifs

de cette fin de saison ?
On ne se fixe plus d'objectifs… On veut juste prendre du plaisir, jouer au foot en profitant du beau temps, des beaux stades et des bonnes ambiances. Pour le reste, il n'y a plus rien à espérer.
La fin de saison risque

d'être longue…
Non car elle finit dans un mois et demi. Il reste sept matches. On a la chance de faire un métier extraordinaire, on n'a plus de pression et jouer libérer va peut-être nous permettre d'avoir un petit truc en plus pour réaliser des bons matches.
Personnellement, vous avez vécu une année sur le banc de touche…
Je savais que ça allait être compliqué en revenant ici. Benoît Trémoulinas sortait d'une très grosse saison donc je m'attendais à me retrouver sur le banc. Mais quand on a fait appel à moi, j'ai toujours répondu présent.
Vous êtes en fin de contrat, il faudra donc que se montrer au maximum sur les derniers matches…
À chaque fois que je joue, j'ai envie de faire un bon match pour l'équipe mais aussi pour moi. Ce n'est pas évident parce que quand tu joues jamais tu n'as pas le droit de te louper. Dès que je joue, je veux montrer que je suis là et que je peux rendre service.
Votre avenir peut-il encore

passer par Bordeaux ?
Oui bien sûr, ici c'est chez moi, j'ai un certain confort puisque j'y ai mes amis, ma famille… Mais pour l'instant on ne m'a encore rien proposé donc je regarde les opportunités que j'ai ailleurs.
Etes-vous prêt

à revivre la même saison ?
Ca serait compliqué. Je ne veux pas faire une année blanche. J'ai 25 ans, j'ai envie de jouer.