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le doute ne connaît pas la trêve

le doute ne connaît pas la trêve

football Les mésaventures des Girondins ce week-end ne sont pas susceptibles de les rassurer
Rémi Bostsarron

Rémi Bostsarron

Jean Tigana l'a dit : depuis qu'il entraîne Bordeaux, il n'a « pas connu quinze jours tranquilles ». Même l'actuelle trêve internationale ne lui offre pas de répit, avec ses enseignements guère encourageants.

Nouvelle défaite à Chaban-Delmas. Pendant que la France du football concentrait son attention sur les Bleus, les Girondins investissaient discrètement le stade Chaban-Delmas, vendredi, pour un match amical à huis clos face au Gabon. Leur mission : se rassurer sur une pelouse qui les a déjà vus abandonner 22 points au cours de l'actuel championnat. Leur résultat : une nouvelle défaite (0-1). Pour ne rien arranger, ils ont perdu comme ils l'ont toujours fait chez eux cette saison, en laissant leur adversaire ouvrir tôt le score avant de pousser en vain. Jean Tigana avait pourtant innové, avec un Benoît Trémoulinas positionné au milieu et un André titularisé pour la première fois, en pointe au côté d'Anthony Modeste. Mais face au bloc des hommes de Gernot Rohr, les artilleurs bordelais sont encore une fois restés muets.

Diarra ne revit plus en bleu. Moins rayonnant que d'ordinaire dans son rôle de sentinelle et suspendu pendant sept matchs après avoir bousculé un arbitre, Alou Diarra connaît une saison mitigée, à l'image de son équipe. Mais il bénéficiait, jusqu'à ce week-end, d'un atout non négligeable : la confiance de l'entraîneur des Bleus, Laurent Blanc. Jean Tigana comptait donc sur cette coupure internationale pour l'aider à « retrouver le Diarra qu'il était avant ». « Moi aussi, j'ai connu une période comme ça, quand on disait que j'étais bon en équipe de France et pas bon avec les Girondins », assurait-il. Problème : contre le Luxembourg, non seulement Diarra a perdu le brassard qu'il portait lors des quatre dernières rencontres, mais il n'est pas entré en jeu. Si l'environnement des Bleus peut lui être bénéfique, il semble difficile dans ces conditions de recouvrer de bonnes sensations.

Quelle forme pour les internationaux? Comme le dit Fernando, les Girondins espèrent « au moins éviter d'avoir de nouveaux blessés » au cours de cette trêve. Particulièrement surveillé, l'indispensable Jaroslav Plasil, qui a joué tous les rencontres de L1, a réalisé un match énorme avec la République tchèque, battue de justesse par l'Espagne (2-1), samedi. Il s'est même offert le luxe d'ouvrir le score face aux champions du monde. Il devrait de nouveau débuter demain face au Liechtenstein. Bordeaux croise les doigts.