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Jonathan Wisniewski: «Parler de titre serait de l'arrogance»

Jonathan Wisniewski: «Parler de titre serait de l'arrogance»

RUGBYLe buteur du Racing revient sur la victoire de son club face à Toulouse au Stade de France...
Propos recueillis par A.P. au Stade de France

Propos recueillis par A.P. au Stade de France

Même s'il n’ose pas le dire, Jonathan Wisniewski a pourtant réalisé le match parfait samedi contre Toulouse, son club formateur. Avec ses 28 points, l’ouvreur permet au Racing-Metro 92 de réussir sa première au Stade de France avec une victoire plus que probante et avec le bonus offensif face au leader (43-21). Au classement, les Franciliens reviennent à un point du leader toulousain.

Quel est le secret du Racing pour mettre plus de 40 points au champion d’Europe en titre?
C’est d’abord une question d’état d’esprit. On se concentre surtout sur nous, on ne se préoccupe de ce qui peut se passer autour de nous pour construite notre rugby. Ce mach prouve qu’on est dans le vrai et qu’on commence à très bien jouer. Le président nous a fait un beau cadeau avec ce match au Stade de France, on se devait d’être à la hauteur.

Avec une seule transformation ratée, vous avez très vite trouvé vos marques dans ce stade. Aviez-vous eu l’occasion de vous y entraîner auparavant?
Je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre cette semaine. Je me suis juste entraîné à buter à l’échauffement.

Votre prochaine visite au Stade de France sera peut-être en juin prochain pour la finale du Top 14?
On n’a pas la prétention d’être les plus mauvais, mais parler de titre serait de l’arrogance. On a encore rien gagné. On fera le point plus tard et si on a la chance de revenir, ça sera un grand bonheur.

Croyez-vous encore à vos chances d’être retenu pour la Coupe du monde avec le XV de France?
Je ne tire un trait sur rien du tout, mais quand j’entre sur un terrain je ne me mets pas la Coupe du monde en tête. Aujourd’hui, la priorité va au club. S’il y a une bonne surprise tant mieux, sinon je vais continuer à travailler dans le même état d’esprit.

Depuis la mort de votre petit frère en février, arrivez-vous à prendre plus de recul sur votre métier?
Dès que je passe une pénalité ou un drop, j’ai toujours une pensée et un geste pour lui. On avait toujours l’habitude de s’appeler avant les matchs. Il est toujours avec moi de cette façon. J’ai l’impression d’avoir un turbo dans le cœur quand je m’entraîne désormais. Je me dis que le rugby n’est qu’un sport et que j’ai de la chance de vivre de ma passion. Je relativise beaucoup plus.