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Florent Malouda: «Je suis le premier à critiquer mon niveau»

Florent Malouda: «Je suis le premier à critiquer mon niveau»

INTERVIEWLe milieu de terrain de l'équipe de France n'est pas aussi performant en bleu qu'en club. Et il le sait...
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Sa nouvelle coupe de cheveux n’y a rien changé. Avec le maillot bleu, le milieu gauche des Bleus n’est pas très à l’aise ces derniers temps. Du moins beaucoup moins qu’en club. Le joueur de Chelsea reconnaît volontiers qu'il a été discret face au Luxembourg, mais ne s’alarme pas pour autant.


Avec le recul, quel sentiment domine après cette victoire laborieuse face au Luxembourg?

On est déçus et frustrés. Au niveau de ma performance individuelle aussi. Ma performance est un peu la même que celle du match aller à Metz. Quand tu es un joueur offensif, c’est assez frustrant. Dans ce genre de match, on touche les ballons assez bas.
Metz
On est déçus et frustrés. Au niveau de ma performance individuelle aussi. Ma performance est un peu la même que celle du match aller à Metz. Quand tu es un joueur offensif, c’est assez frustrant. Dans ce genre de match, on touche les ballons assez bas.


Laurent Blanc regrette que vous n’ayez pas assez permuté avec Franck Ribéry. Y avait-il de la retenue de sa part?

Je ne sais pas. Il (Laurent Blanc) nous a dit qu’on avait toute liberté d’aller à gauche, à droite, de permuter, mais c’était assez figé. Je ne sais pas si c’est dû à un excès de discipline… En face, ils étaient assez prévisibles dans les passes, les tentatives individuelles.


En fin de match, quand Ribéry est passé à gauche, à votre place, l’équipe de France était meilleure. Cela peut-il vous déstabiliser?

Non, ce n’est pas nouveau. On a bien réussi à jouer comme ça différemment un bon moment. Je ne pense pas que cela nous déstabilise. Au match aller, on a connu le même problème à Metz. Frank revient, on soulève ce problème là… Personnellement, ça ne me pose pas de problème. Que ce débat resurgisse ne m’affecte pas vraiment. Ça dure depuis tellement longtemps qu’il n’y a pas de conclusions. Ce qui m’importe, c’est de retrouver une certaine cohésion dans les enchaînements offensifs. On n’y arrive pas. On a tendance à forcer les choses. Ce qui est bien, c’est que malgré un match comme ça, on où n’est pas trop contents du rendement, on arrive à faire un résultat. En s’améliorant un petit peu, les résultats ne seront que meilleurs.
Metz
Non, ce n’est pas nouveau. On a bien réussi à jouer comme ça différemment un bon moment. Je ne pense pas que cela nous déstabilise. Au match aller, on a connu le même problème à Metz. Frank revient, on soulève ce problème là… Personnellement, ça ne me pose pas de problème. Que ce débat resurgisse ne m’affecte pas vraiment. Ça dure depuis tellement longtemps qu’il n’y a pas de conclusions. Ce qui m’importe, c’est de retrouver une certaine cohésion dans les enchaînements offensifs. On n’y arrive pas. On a tendance à forcer les choses. Ce qui est bien, c’est que malgré un match comme ça, on où n’est pas trop contents du rendement, on arrive à faire un résultat. En s’améliorant un petit peu, les résultats ne seront que meilleurs.


Vous n’êtes donc pas inquiet?

Quand on est en sélection, on est obligé de s’adapter. Les joueurs changent, varient, on n’a peu de temps pour préparer les matchs. Moi j‘ai toujours dit que j’étais plus une solution qu’un problème. Je m’adapte. Ce qui m’intéresse c’est de trouver des affinités. J’ai un jeu où je suis gêné quand je reste dans un rail. A l’avenir, on va améliorer ça.


Faudra-t-il être plus audacieux contre la Croatie?

Je ne pense pas que le problème c’est de tenter. C’est plutôt de travailler sur la coordination. Que chacun combine, trouve les espaces. Il faut que chacun fasse son travail au niveau du repositionnement. La Croatie, techniquement c’est assez fort. Donc ce sera la première préoccupation.


Il y a pourtant toujours un écart entre vos performances en club et en sélection…

Par rapport à mon club, défensivement, il y a plus d’exigences en équipe de France. Je peux m’améliorer mais je n’en fais pas une fixation. Ça viendra naturellement. Déjà, j’apprécie le fait de gagner des matchs, mon rendement je sais comment l’améliorer. En club, j’ai connu ça. Je ne ressens pas de malaise en équipe de France. Mais je suis le premier à critiquer mon niveau. Cela varie. J’étais en forme avant la Coupe du monde et cela ne m’a pas empêché de faire une Coupe du monde catastrophique.


Vous pensez pouvoir apporter plus en dehors et sur le terrain?

J’assume mon rôle en dehors du terrain. Après, sur le terrain, je fais ce qu’on me demande. Je n’impose pas les choses aux gens. Avec le temps, les affinités et la complicité se créent. Ce dont j’ai besoin c’est d’enchaîner les matchs référence en équipe de France. Pour l’instant, je suis en manque de ces matchs référence. Ce que je dois faire, c’est créer des petites habitudes à l’entraînement et retrouver la même chose en match. Se placer dans les conditions pour que je joue sur mes qualités.