Rallye du Portugal: quand Ford accélère, Citröen freine
Le Finlandais Jari-Matti Latvala, très rapide le matin sur les routes de crêtes de l'Algarve, a poursuivi son effort, sur les recommandations de son écurie, pour placer sa Ford en tête du Rallye du Portugal, vendredi à l'issue de la première journée.© 2011 AFP
Le Finlandais Jari-Matti Latvala, très rapide le matin sur les routes de crêtes de l'Algarve, a poursuivi son effort, sur les recommandations de son écurie, pour placer sa Ford en tête du Rallye du Portugal, vendredi à l'issue de la première journée.
"Fonce! ne pense pas à demain, ont été les consignes reçues. Ce n'est pas si mal d'être le premier sur la route samedi. Quelque fois c'est un peu risqué mais quelque fois ça marche!", a commenté Latvala, vainqueur trois fois en autant de spéciales vendredi après-midi.
Dès l'assistance technique du midi, quelques paroles lancées ça et là pouvaient laisser imaginer un tel dénouement dans la soirée.
"Personne ne veut partir devant demain matin, estimait Sébastien Loeb (Citroën). Je ne serais pas surpris que l'ordre de passage samedi soit celui d'aujourd'hui", déclarait-il, faisant allusion au "balayage" effectué par les premiers lancés sur ces routes en terre, étroites et jonchées de traîtres gravillons ou autres pierres cachées au détour d'un virage.
Or vendredi matin, Hirvonen ouvrait la route devant Loeb et Latvala... Il s'est donc agi pour Loeb de rester dans le sillage d'au moins une Ford. Avec les deux Finlandais devant lui, le contrat est même largement rempli. "On espérait être deuxième, ce n'est pas plus mal d'être troisième. Je suis plutôt satisfait de ma position. On verra demain mais je ne comprends pas pourquoi Latvala a continué à attaquer", a commenté Loeb.
"Les Ford ont été surprenantes aujourd'hui. Elles allaient très vite. Ce n'est donc pas gagné", a-t-il néanmoins ajouté.
Reste Sébastien Ogier qui est encore mieux placé puisqu'il est juste derrière son coépquipier septuple champion du monde et pourra calquer sa course sur la sienne.
"Lors des reconnaissances, en début de semaine, on a estimé que le balayage serait moindre vendredi que samedi. On est sûr de rien mais on a choisi cette option", expliquait le Français.
Si les écarts entre les quatre premiers du classement général, alors mené par Ogier, n'étaient que de 6,9 secondes à l'issue de l'ES6, il est passé à une quinzaine de seconde à la fin de la seule ES 7 qui clôturait la journée.
Pendant que les uns accéléraient, les autres levaient le pied, certains comme Petter Solberg malgré eux.
Le Norvégien, vainqueur de l'ES2, devait connaître trois crevaisons dans la journée, dont deux l'après-midi en 55 km! Retardé dans la dernière spéciale par ses mésaventures, soulevant des nuages de terre, il gênait même Ogier qui n'en demandait pas tant avant de prendre 10 mn de pénalité.
Le dernier champion du monde WRC avant l'ère Loeb laissera donc la bande des quatre en découdre samedi et dimanche. Des pilotes qui ont rivalisé de virtuosité toute la journée, terminant par deux fois dans le même dixième de seconde à l'issue d'une vingtaine de kilomètres de course.
Comme dans l'ES3, entre Loeb, déclaré vainqueur, et Ogier, ou dans l'ES5 entre Latvala, l'homme du jour, et une nouvelle fois Ogier.
Mais Latvala peut et doit rester confiant puisque les spéciales de samedi seront "plus techniques"...


















