Bleus: Le Patrice Evra nouveau n'est pas arrivé

FOOT Après Franck Ribéry, l'autre revenant est venu s’expliquer ce mercredi à Clairefontaine...

Alexandre Pedro à Clairefontaine

— 

Patrice Evra le 23 mars 2011 à Clairefontaine.
Patrice Evra le 23 mars 2011 à Clairefontaine. — F.Fife / AFP

Patrice Evra n’a pas changé. Neuf mois après sa dernière apparition en équipe de France, le défenseur a toujours cette assurance à toute épreuve au moment d’affronter une centaine de journalistes pas vraiment venus lui parler du match contre le Luxembourg, vendredi.  Comme Franck Ribéry – mais sans lettre pour béquilles – le capitaine de la première équipe gréviste de l’histoire de la Coupe du monde n’a pas évité la case excuses, voulues par Laurent Blanc au moment de leur rappel.

>> Une conférence de presse à revivre en live ici

Sauf que chez Evra, l’heure n’est plus à la repentance. Les excuses, le latéral a déjà le sentiment de les avoir formulées. En premier même.  «Certains ont la mémoire courte. J'ai été le premier joueur à m'excuser en Afrique du Sud et à demander aux joueurs l'abandon des primes», rappelle-t-il. Pas d’excuses mais une thèse: Patrice Evra n’était pas le chef de mutins inconscients mais d’abord un capitaine qui a tenté de faire de son mieux: «J’ai été condamné en tant que capitaine pas en tant que meneur, la commission d’enquête l’a bien noté.»

«Etre la solution et pas le problème»

Voilà pour la passé et le passif. Quand il s’agit d’évoquer la suite d’une carrière internationale à laquelle il s’est toujours accroché («je savais que j’allais revenir»)  le joueur de Manchester United fait profil bas. Difficile de procéder autrement puisque son retour doit beaucoup à l’absence d’Eric Abidal. D’ailleurs, quand il lui est demandé s’il revendique un quelconque statut, la réponse fuse: «C’est quoi avoir un statut? Je reviens pour être performant et gagner avec mon pays comme je le fais avec mon club.»
Promis à une place de titulaire contre le Luxembourg, Evra sait qu’il doit rassurer Laurent Blanc sur et en dehors du terrain.

Lundi, les deux hommes ont eu leur première discussion en face à face. Blanc a apprécié la franchise du joueur mais attend de juger sur pièce: «Les paroles sont faciles à dire. Les actes sont plus compliqués à faire». Le sélectionneur attend de voir si la greffe va opérer entre cette équipe de France rajeunie et réconciliée avec la victoire et un garçon devenu un corps étranger pendant neuf mois.  Evra est persuadé d’avoir un rôle à tenir dans cette aventure : «J'ai envie d'être une solution et pas un problème pour cette nouvelle génération», conclut-il.