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Sébastien Chabal, de star médiatique et prolixe à rugbyman anonyme et muet

Sébastien Chabal, de star médiatique et prolixe à rugbyman anonyme et muet

RUGBYLe Racingman retrouve les terrains du Top 14 après avoir connu une fin de tournoi difficile avec les Bleus...
B.V.

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«Quand on en est là, il n’y a qu’une chose à faire: La fermer… et travailler.» Ce «tweet» laconique, presque ascétique, est la dernière «sortie» de Sébastien Chabal. Elle date du 12 mars, et fait suite à la défaite honteuse des Bleus en Italie. Depuis, le N°8 du XV de France lors du «désastre de Rome», pourtant si prolixe habituellement, se mure dans le silence le plus complet. Ejecté des Bleus par Marc Lièvremont pour le dernier match du tournoi, le Racingman n’a pas convaincu et se retrouve dans une situation très désagréable à moins de deux mois de la liste définitive des 30 choisis pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

«Il a passé une période (depuis janvier) où il n'était pas au mieux, tente de défendre son manager, Pierre Berbizier. Il redevient un paria… Mais c'est une péripétie pour lui. Pour nous, il reste le même.» «Agacé» par les critiques «injustes et malhonnêtes» qui se sont cristallisées autour de sa présence en équipe de France, Chabal la pop-star a décidé de faire profil bas.

«Il n’a pas envie d’être emmerdé!»

«Il a toujours considéré Twitter comme un divertissement personnel et pas un outil de communication, justifie son conseiller en communication, Pascal Irastorza. S’il ne «tweete» plus, c’est probablement qu’il n’a pas envie. Mais je peux vous assurer qu’il va très bien. Ceux qui l’ont vu à l’entraînement lundi peuvent en témoigner». «C’est un grand garçon, il n’a plus besoin d’entendre quoi que ce soit, poursuit Eric Blanc, ancien président du Racing Metro. Il sait exactement ce qu’il doit faire. On le compare souvent à un abribus mais il n’a jamais rien demandé, ni dit qu’il était le meilleur joueur du monde. Il est dans son coin, il travaille, il n’a pas envie d’être emmerdé!»

Et surtout, la fin de saison excitante qui s’annonce avec le Racing ne lui laisse pas vraiment le temps de gamberger. Dès samedi, au Stade de France face à Toulouse, les Ciel et Blanc peuvent prendre une belle option pour la qualification directe en demi-finale. «Tout ça doit le galvaniser, conclut Blanc. Les cinq derniers matchs et les phases finales sont très importants pour qu’il retrouve son niveau de début de saison. A moins qu’il ne s’écroule totalement, il sera dans les 30.» Il lui reste huit matchs, au mieux, pour prouver qu’il le mérite.