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Equipe de France: Franck Ribéry, un retour entre repentance et rancœur

Equipe de France: Franck Ribéry, un retour entre repentance et rancœur

FOOTFranck Ribéry a rouvert le dialogue avec les médias...
B.V.

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Et d’un coup, tout lui est revenu. Dimanche soir, lorsqu’il s’est assis à table au château de Clairefontaine, quelques minutes avant de regarder le «clasico» aux côtés de Laurent Blanc, Franck Ribéry «n’a pensé qu’à une chose: ses débuts en équipe de France». C’était au printemps 2006, il était encore un gamin et s’était levé pour faire un timide discours, histoire d’exprimer toute sa joie à l’idée d’accompagner Zidane et compagnie au mondial allemand. Quatre ans plus tard, et neuf mois après avoir porté pour la dernière fois le maillot Bleu, Ribéry n’a pas porté de «toast» pour son retour à Clairefontaine. Banni et honni après Knysna, le Munichois cherche simplement le chemin de la réhabilitation.

>> Lire l'interview de Franck Ribéry

Il a ainsi rouvert le dialogue devant la presse française, qu’il snobait allègrement depuis juin dernier. D’abord par le biais d’un communiqué plein de remords, étrangement distribué quelques minutes avant qu’il se présente devant les journalistes. Emu, toujours sincère, l’ancien Marseillais a avant tout tenu à exprimer sa joie d’être de retour en Bleu avant de rapidement tenter d’expier ses pêchés. «Je n’ai pas été bon sur le terrain lors de la Coupe du monde, explique-t-il. A un moment donné, je n’ai pas su dire les choses qu’il fallait.»

Pas prêt à porter sa croix

Et c’est à peu près tout. Sans doute poussé devant les médias avec insistance par Laurent Blanc pour «assumer» Knysna, Franck Ribéry n’a pas paru encore prêt à porter sa croix. L’affaire du bus? «A aucun moment je n’ai dit de faire ça, ou je n’ai pris de décision tout seul» clame-t-il. La brouille avec la presse? «Il y a des choses qui ont été dites de votre part qui m’ont beaucoup choqué, poursuit Ribéry. J’ai senti de l’acharnement sur moi, ma femme, mes proches.» Les différents avec Yoann Gourcuff? «Il n’y a pas de problème avec Yoann. Ce qui me plaisait pas c’est qu’on me fasse passer pour le méchant et lui le malheureux. J’aurais bien aimé qu’il fasse un démenti…»

S’il avoue «avoir changé et beaucoup mûri», le Bavarois n’en reste pas moins toujours touché par les blessures du passé. «Il faut oublier», lâche-t-il en guise de conclusion. L’équipe de France ne l’a pas attendu pour essayer.