Lyon: Pour Jean-Michel Aulas, «c'est à pleurer de rage»

FOOTBALL Le président lyonnais a quasiment dit adieu au titre...

A Lyon, Jérôme Pagalou

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Jean-Michel Aulas, en octobre 2010, à gerland.
Jean-Michel Aulas, en octobre 2010, à gerland. — R.PRATTA/REUTERS

Rarement un nul n’aura laissé autant de regrets à Gerland. En partageant les points samedi contre une équipe rennaise réduite à 10 pendant une heure, l’OL a assombrit les perspectives de sa fin de saison, alors que l’OM aura dimanche, face au PSG, l’opportunité de repousser les Lyonnais hors du podium. «C’est à pleurer de rage, a ainsi reconnu Jean-Michel Aulas. Le titre ne s’est pas envolé mais le pourcentage de chances d’être champion s’est amoindri. Nous pouvons refaire notre retard sur Rennes, mais sur Lille, ce sera plus difficile…»

Puel: «C'est très frustrant» 

Symbole de la frustration du groupe lyonnais, trois jours après la claque reçue à Madrid (3-0), le président est donc venu en conférence de presse samedi, peu avant minuit, après qu’aucun joueur n’ait daigné s’exprimer devant les journalistes. «C’est très très frustrant, confirme Claude Puel. A 11 contre 10, nous ne savions plus si nous devions garder le score ou pousser nos actions. Mais globalement, nous n’étions pas en danger.»

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Malgré l’usure physique d’une équipe comptant huit titulaires lors du 8e de finale de retour à Madrid, l’entraîneur olympien a attendu les dix dernières minutes pour procéder à ses changements. Dans le camp breton, Frédéric Antonetti, qui déplorait samedi les absences de nombreux attaquants (Boukari, Kembo, Marveaux et Brahimi), a apprécié le beau coup de ses joueurs. «Les gars sont allés chercher ce point au fond de leurs tripes. Nous sommes le petit avec les grands, mais nous sommes là pour combattre avec eux.» Et surtout faire enrager Jean-Michel Aulas.