Ligue des champions : l'OM revient de Manchester chargé de regrets

FOOT Les Marseillais s'inclinent 2-1 et sont éliminés...

A Manchester, Antoine Maes

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André-Pierre Gignac, le 15 mars 2011 à Manchester;
André-Pierre Gignac, le 15 mars 2011 à Manchester; — D.Staples / REUTERS

De notre envoyé spécial à Manchester

L’aventure s’est donc arrêtée là. Sur un immense rugissement d’Old Trafford se délectant d’une énième qualification pour le grand huit de la Ligue des Champions. L’OM s’y est inclinée (2-1) contre Manchester United, confirmant ce que Didier Deschamps sait depuis longtemps: les équipes moyennes ne s’invitent que très rarement en quart de finale. De la place, il y en avait pourtant pour passer. Mais les Phocéens ont préféré y ranger leurs regrets, ceux de ne pas avoir pris plus de risques à l’aller, et de ne pas avoir était plus efficaces au retour.

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Car dans le stade-musée qu’est  la cathédrale mancunienne, l’affaire ne s’est pas toujours mal présentée. Même si les Olympiens ont décidé d’attaquer ce match en ne faisant rien de ce que leur entraîneur  leur avait réclamé. Et en s’appliquant pour faire tout ce qu’il leur avait demandé d’éviter. Un but rapide de Hernandez (5e), et une tendance lourde à ne pas se jeter sur les miettes laissées par la défense des Red Devils: l’ombre de la débandade a plané sur Old Trafford, sans jamais s’y attarder trop longtemps.
En tribune, l’espoir des 5.000 supporteurs olympiens a duré dix minutes.

Quand Wes Brown a trompé Van der Sar (2-1, 81e), et que les Marseillais se sont enfin mis à ne plus réfléchir. Mais la bande de Sir Alex Ferguson, en vieux routier de la Ligue des Champions, avaient déjà fait le métier depuis le break d’Hernandez (2-0, 75e). «La marche est haute, j’espère que je ne vous dirai pas qu’elle l’était trop», priait Deschamps lundi après-midi. Et ne l’était pas forcément, et c’est bien ce qui laissera un vilain goût d’inachevé dans les bouches marseillaises.