Tournoi des VI Nations: Les Bleus ont «failli mentalement»
RUGBY•Les Français ont manqué d'âpreté dans le combat face à l'Italie...Avec Reuters
Le XV de France a connu une nouvelle catastrophe, samedi, au Stadio Flaminio de Rome où il a subi sa première défaite face à l'Italie en onze matches joués depuis son admission dans le Tournoi des Six Nations. Brouillonne, maladroite, dominée dans les duels, l'équipe de France s'est inclinée 22-21 sur un essai d'Andrea Masi, une transformation et cinq pénalités de Mirco Bargamasco.
>> Un match à revivre en live comme-à-la-maison
«C'était dur. On ne s'est pas rendu le match facile. On est passé à côté. On a reculé sur tous les impacts. On ne peut pas gagner un match de rugby comme ça», n'a pu que reconnaître le troisième ligne Julien Bonnaire au micro de France 2.
«On a failli mentalement. Il va falloir tout remettre en question. C'est rageant et décevant», a-t-il ajouté.
Un seul match avant la liste des 30 pour la Coupe du monde
Avec un seul match officiel à jouer, contre le Pays de Galles, samedi prochain, avant l'annonce du groupe de 30 joueurs pour la Coupe du monde qui se profile à l'automne, cette défaite risque d'avoir de rudes répercussions.
Très critiqué après la déroute face à l'Australie au mois de novembre, l'entraîneur Marc Lièvremont va une nouvelle fois se retrouver sur la sellette et avec lui certains joueurs comme Sébastien Chabal, encore une fois transparent.
Interrogé par France 2, Lièvremont a refusé d'entrer dans ce débat à chaud. «Ce n'est pas la peine de parler de jeu ou de choix de joueurs. Ca devait arriver un jour, c'est arrivé. Encore une fois. Ca fait une désillusion de plus, une déception de plus», a-t-il dit le visage fermé. «On a pris le match par le mauvais bout. On est allé d'approximations en approximations, de duels perdus en duels perdus. Il faut d'abord féliciter nos adversaires. Les Italiens en ont voulu plus que nous de la première à la dernière minute.» Les résultats des deux derniers France-Italie, 50-8 à Rome, il y a deux ans, 46-20 à Saint-Denis l'an dernier, et le 59-13 que les Anglais ont infligé aux Italiens le 12 février à Twickenham, permettent de mesurer l'ampleur du choc.



















