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Ligue 1: avec les Ayew, Marseille a du répondant

Ligue 1: avec les Ayew, Marseille a du répondant

Il fallait indéniablement du caractère à Marseille pour effacer ...
© 2011 AFP

© 2011 AFP

Il fallait indéniablement du caractère à Marseille pour effacer une triste semaine marquée sur le terrain par la leçon de football de Lille (1-2) et en coulisses par l'affaire Brandao. Les frères André et Jordan Ayew en ont fait preuve vendredi pour sortir l'OM de l'ornière.

Le premier est un habitué des honneurs cette saison. Avec le gardien Steve Mandanda, il est même le joueur de l'effectif le plus régulier dans ses performances. Et de loin.

Vendredi, il ne s'est pas contenté d'adresser le centre décisif à Rémy avant la pause. Il a aussi fait preuve de percussion et d'une activité soutenue sur le flanc gauche de l'attaque, n'abandonnant jamais son pressing.

La répétition des efforts, c'est un peu sa marque de fabrique. Le coach marseillais Didier Deschamps en est conscient, et a fait de l'international ghanéen de 21 ans le 2e joueur de champ le plus utilisé de l'effectif derrière l'incontournable Lucho Gonzalez.

Prêté à Arles-Avignon l'an dernier en L2, mais prolongé jusqu'en 2014 cet été avec une clause de sortie nettement supérieure à 10 M EUR, ce joueur polyvalent -- il se sent plus à l'aise en milieu relayeur -- livre ainsi la meilleure saison de sa jeune carrière.

Il avait d'ailleurs tapé dans l'oeil du manager de Manchester United Alex Ferguson lors du match aller des 1/8e de finale de Ligue des champions, une rencontre toute en intensité. A trois jours du match retour, le dirigeant mancunien a pu observer depuis les tribunes rennaises que le fils d'Abedi Pelé, l'un des rares Marseillais à surnager contre Lille dimanche dernier, respirait toujours autant la santé...

Son petit frère Jordan a dû lui aussi attirer le regard de Sir Alex. Entré à 19 minutes du terme, c'est lui qui adressa à Lucho un centre en retrait calibré pour le but du break marseillais. Quatre minutes plus tôt, il avait déjà pris de vitesse la défense bretonne, avant de tergiverser et se faire reprendre par kana-Biyik.

Sur sa passe décisive, le jeune homme de 19 ans, titulaire pour la 2e fois cette saison, s'effondra en larmes. En soulagement d'avoir manqué sa première occasion et heureux de s'être ainsi "racheté". "Je me lâche de plus en plus", a-t-il expliqué sur la chaîne du club, tout en exprimant sa frustration de ne "pas avoir mis un but cette saison, ce qui n’est pas normal pour un attaquant".

L'absence jusqu'à nouvel ordre du Brésilien Brandao, mis en examen pour viol et parti au Brésil pour une semaine au moins avant une sanction de ses dirigeants, lui ouvre en tout cas de nouvelles perspectives.

Pur produit du centre de formation sur lequel le club entend s'appuyer plus que jamais vu la rigueur budgétaire qui s'annnonce, le cadet des Ayew, champion de France des moins de 16 ans en 2008, s'inscrit parfaitement dans la politique du moment.

"Il faut qu'il franchisse des étapes encore. Il était l'an dernier titulaire dans l'équipe de CFA2 descendue en DH. Il avait des vélléités de départ en janvier mais je lui ai expliqué que, même s'il n'avait que des miettes (de temps de jeu, ndlr), j'en avais besoin. Heureusement qu'on l'a gardé....", expliquait Deschamps, ravi, après la rencontre.

Cet article est réalisé par Journal du Net et hébergé par 20 Minutes.