Top 14: Juan Martin Hernandez, le cycle infernal
RUGBY•L'ouvreur argentin du Racing est de nouveau sur le flanc jusqu’à la fin de la saison...B.V.
On pourrait le comparer à Marco Van Basten, Justine Hénin ou Ronaldo. Juan Martin Hernandez fait partie de ces génies dont la carrière a été pourrie par la répétition des blessures. Absent toute l’année passée après une opération au dos, l’Argentin (28 ans) du Racing-Metro est de nouveau sur le flanc jusqu’à la fin de la saison après sa rupture du ligament croisé du genou droit survenue à Bourgoin, samedi. Pire, il pourrait manquer le mondial en l’automne prochain. «C’est dur pour lui, se lamente son entraîneur, Simon Mannix, fataliste. La blessure fait partie de notre métier… Mais c’est difficile à encaisser, surtout qu’il revenait à son meilleur niveau et qu’il apportait beaucoup à l’équipe.»
Pas de joker médical
Présent par intermittence dans le XV ciel et blanc depuis le début de la saison, «El Mago» retrouvait en effet depuis quelques matchs les qualités qui avaient fait de lui le meilleur joueur du Top 14 en 2007 et l’un des ouvreurs les plus talentueux de sa génération. «C’est vraiment la malchance qui s’abat sur lui, poursuit son coéquipier Julien Saubade. Il est reparti pour au moins huit mois de galère…» Mannix coupe: «On le connait, c’est un compétiteur! Il a un super mental et il va prendre ça comme un nouveau challenge, en l’attaquant. Il est bien dans sa tête… Il jouait au trou du cul (jeu de cartes) tout à l’heure avec les autres. Le groupe est là pour le soutenir.»
Reste que l’absence d’un joueur aussi polyvalent, pouvant jouer à l’ouverture comme à l’arrière, prive le Racing Metro de plusieurs solutions de jeu. Au point d’envisager recruter un joker médical? «Je ne sais pas, souffle Mannix. On irions-nous le chercher de toute façon? Tous les championnats sont en cours. Le Racing a un super groupe de 35 joueurs, on a tout ce qu’il faut.» Le déplacement à Biarritz, samedi, est une belle occasion de le prouver.


















