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Marseille, une défaite qui fait mal

Marseille, une défaite qui fait mal

La défaite 1-2 concédée par Marseille dimanche devant Lille sur ...
© 2011 AFP

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La défaite 1-2 concédée par Marseille dimanche devant Lille sur sa pelouse du Vélodrome est de celles qui font mal: au-delà de l'avance de quatre points qu'elle octroie aux leaders nordistes, elle a surtout mis en lumière une profonde différence de niveau dans le jeu entre ces deux prétendants au titre.

L'OM a certes quelques circonstances atténuantes dans cette soirée noire: son buteur en forme, André-Pierre Gignac, n'a fait son entrée en jeu qu'en seconde période après deux semaines d'arrêt en raison d'adducteurs douloureux, tandis que son feu follet attitré Mathieu Valbuena était absent, ménagé après un coup au genou.

Les deux hommes devraient être plus affûtés vendredi à Rennes, autre rencontre au sommet de mars corsé, que l'OM a pu faire avancer avant son déplacement à Manchester mercredi prochain en C1.

Le champion de France a cependant montré trop d'insuffisances pour donner à penser que l'issue aurait été autre avec ce duo en forme normale. Et les silences du Vélodrome à plusieurs reprises valaient marque de respect pour le jeu déployé par le LOSC. Il fallait plus que des sifflets pour déstabiliser cette équipe-là....

De fait, les Nordistes ont tout simplement réussi avec une sorte de facilité naturelle ce que les Marseillais s'évertuent à construire depuis le début de saison, n'y parvenant que par intermittence. C'est en cela que cette victoire du LOSC a un côté écoeurant, même si l'OM possède encore le potentiel pour décrocher au moins une place en Ligue des champions, un objectif "crucial", disait le président Jean-Claude Dassier avant la rencontre.

Au fond, Lille a joué comme le public du Vélodrome aimerait voir jouer son équipe fétiche...

Marseille a d'abord pris l'eau au milieu de terrain. Dépassé par la vitesse de Balmont, la percussion de Mavuba, la justesse de Cabaye et ses ouvertures, l'entre-jeu marseillais a dû baisser pavillon. En délicatesse musculaire au niveau des ischio-jambiers, Lucho Gonzalez est sorti à la mi-temps, remplacé par Gignac, mais n'a pas eu le rayonnement attendu. Kaboré a multiplié les relances approximatives. Et Cissé s'est montré trop lent devant sa défense pour couper les trajectoires lilloises.

Comment, dans ses conditions, opérer la jonction avec les attaquants? Ces derniers n'ont pas démérité, mais ils n'ont été servis qu'à la marge. Et ont livré un match à l'énergie, comme André Ayew, sans doute le meilleur Marseillais dimanche, tranchant dans ses duels et cherchant les solutions. Pendant ce temps-là, la machine offensive lilloise tournait sans à-coups, tout en mouvements, en appels et en aisance technique, gâchant ses cinq occasions par gourmandise seulement.

Si Marseille a pris l'eau au milieu, sa défense a eu d'autant plus de mal à écoper. Pourtant terriblement efficace devant Manchester le 23 février, l'arrière-garde a cette fois multiplié les errements et les sorties hasardeuses, à l'image d'Heinze dépassé et, à un degré moindre, de Diawara. Les collègues nordistes, eux, ne donnèrent jamais cette image-là.

Bref, l'OM "va être obligé de ramer jusqu'à la fin", reconnaît Diawara, s'interrogeant toutefois sur la capacité de Lille à "tenir jusqu'au bout". Marseille n'aura pas si longtemps à attendre pour mesurer sa capacité à riposter: après Rennes, c'est le Paris SG qui est au menu du Vélodrome.

Cet article est réalisé par Journal du Net et hébergé par 20 Minutes.