OM: André Ayew est en train de se faire un prénom

FOOTBALL Le fils d'Abedi pelé est en passe de s'imposer à Marseille...

A Marseille, R.C.
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André Ayew face à Chris Smalling, lors du match de Ligue des champions entre l'OM et Manchester, le 23 février 2011.
André Ayew face à Chris Smalling, lors du match de Ligue des champions entre l'OM et Manchester, le 23 février 2011. — © Jean-Paul Pelissier / Reuters

Malgré ses 21 ans, c’est souvent lui que le club envoie faire le métier face aux médias. Sûrement parce qu’André Ayew, seul joueur majeur de l’OM a avoir été formé au club, a déjà tout compris au monde du ballon rond. «Il finira ministre chez lui ou président de la république. Il est calme, serein, toujours en train de peser ses mots. Pour arriver à ce niveau-là aussi jeune, c’est qu’il a quelque chose de différent des autres» constate Michel Estevan, qui l’a vu exploser l’an dernier à Arles, et qui entraîne aujourd'hui Boulogne (L2). 

Impossible de le prendre en défaut devant les caméras. Toutes les victoires sont dues au collectif, et ce qui compte vraiment, c’est les 3 points. Les compliments d’Alex Ferguson ne suffisent pas à le faire sortir de sa ligne de conduite. «Venant d’un Monsieur comme lui, ça fait plaisir. Ca montre surtout que le travail paie et qu’il ne faut pas s’arrêter là».

«Ce n'est pas un aboyeur»

Dans le vestiaire aussi, s’il se défend d’être un leader («les Lucho, les Gaby, les Diawara, ce n’est quand même pas le même niveau») il est encore en première ligne. «Avant les matchs, il parle à ses collègues, il les remonte. Ce n’est pas un aboyeur, il ne va pas chanter dans le vestiaire. Mais il est toujours sérieux» poursuit Estevan qui trouve que l’international ghanéen pourrait tout de même s’améliorer dans la dernière passe. 

Avec l’entraîneur adjoint Guy Stephan, celui qui remplace actuellement Gignac sur le côté gauche s’est fixé un objectif: la barre des dix buts en Ligue 1.Tiens, un objectif personnel. «De toute façon, quand on joue à un poste offensif, on se doit d’être décisif» se défend le Ghanéen. Auteur du doublé à Nancy, Ayew a de toute façon déjà rempli un de ses objectifs: désormais, on ne lui parle plus systématiquement de son père.