Lille et Lyon au carrefour des ambitions
Leader dix des onze dernières journées de L1, Lille a subi sa ...© 2011 AFP
Leader dix des onze dernières journées de L1, Lille a subi sa première défaite en 2011 à Montpellier (1-0) et se retrouve au carrefour de ses ambitions face à Lyon, l'un de ses plus sérieux concurrents sur la route des sommets, dimanche en match décalé de la 25e journée au Stadium à Villeneuve d'Ascq.
Depuis le début de l'année, rien ne semblait perturber la marche en avant des Lillois. Nice (0-2), Nancy (3-0), Lens (1-0), Toulouse (2-0) et même Auxerre qui avait arraché le nul (1-1): en dépit du statut d'équipe à battre, les Nordistes s'affichaient taille patron, insensibles à la pression. Avec un bémol, certes, ils étaient moins flamboyants dans le jeu.
Dans ce contexte, ce premier revers depuis le 24 octobre face à Marseille (1-3) a ressemblé à une amorce de spirale négative. Que les matches d'Europa League face au PSV avec le nul à l'aller (2-2) et la défaite au retour (3-1) ont amplifié. Car même si les Dogues ont sacrifié l'Europe sur l'autel des priorités, leur élimination a donné l'impression qu'ils pouvaient être muselés.
"Lyon, c'est idéal en terme de motivation. On a les moyens de repartir sur un résultat positif. C'est chez nous, ce sera un match disputé, difficile mais on doit jouer notre jeu", répond Rudi Garcia, conscient que l'une des faiblesses de sa meute est de pas s'être assez nourris en points sur le dos des adversaires directs: défaites à Lyon (3-1) et face à l'OM, nuls à Rennes (1-1) et face au PSG (0-0).
"On peut les remettre à sept points", rappelle Florent Balmont, classant la semaine qui s'ouvre dans la catégorie "petit tournant", avec Lorient mercredi en quarts de finale d'une Coupe de France devenue un objectif puis le déplacement à l'OM le dimanche suivant. "On a pris beaucoup de points face aux petites équipes. Il faut montrer qu'on peut en prendre contre les grosses", ajoute le milieu.
Sans Lisandro, les Lyonnais, solides dans le jeu et fort mentalement face au Real Madrid (1-1) mardi en Ligue des Champions, arrivent dans le nord avec le moral gonflé à bloc. Et la certitude qu'il vont poursuivre leur remontée. "Enchaîner avec Lille est une bonne chose car nous sommes dans une bonne dynamique. Nous avons la préparation psychologique nécessaire", confirme Anthony Réveillère.
"Nous allons affronter la référence en L1 cette saison. C'est ce qui se fait de mieux, même les saisons précédentes. C'est la formation la plus équilibrée, qui produit le meilleur football. Il y aura des périodes dans le match au cours desquelles nous souffrirons mais il y a aussi des possibilités devant car nous avons aussi de la qualité offensivement", plaide Yoann Gourcuff.
Après Nancy (4-0) et Saint-Etienne (1-4), les Lyonnais espèrent enchaîner. Mais comme les Lillois, ils s'attachent aussi à dédramatiser les conséquences de cette confrontation "forcément très importante mais pas décisive". "Il restera après énormément de points à prendre ou à perdre", souligne l'international.
Tout autant que le résultat, Claude Puel, dont l'avenir comme entraîneur de Lyon s'inscrit chaque jour davantage en pointillé, attend la confirmation des progrès apparus dans le jeu. "Il y a plus de qualité. Même si on n'a pas encore une maîtrise totale, nous avons des séquences intéressantes", témoigne Gourcuff qui admet n'avoir pas eu le niveau mais se sent désormais en net progrès.
Pour Puel, il y a aussi une sorte de malédiction à faire disparaître. Depuis qu'il a quitté Lille, il n'a jamais battu son ex-club en dehors de Gerland.



















