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Aurélien Montaroup: «Borisov finirait 9e de Ligue 1»

Aurélien Montaroup: «Borisov finirait 9e de Ligue 1»

FOOTBALLExilé en Biélorussie, le Français Aurélien Montaroup connaît parfaitement l'adversaire du PSG en 16e de finale de la Ligue Europa...
Propos recueillis par Antoine Maes

Propos recueillis par Antoine Maes

C’est son moment de gloire. Parfaitement inconnu en France, Aurélien Montaroup, formé à Rennes, joue au Dynamo Minsk depuis deux ans et demi. Il est tellement bien placé pour parler du Bate Borisov, adversaire du PSG, jeudi, en 16e de finale de la Ligue Europa, que les dirigeants parisiens l’ont appelé, «histoire de prendre quelques renseignements.»

Personne ne connaît vraiment cette équipe du Bate Borisov. A quoi ressemble-t-elle?

Je suis ici depuis deux ans et demi, et j’ai dû jouer une dizaine de fois contre eux. Ils ont gagné les quatre ou cinq derniers championnats. IIs sont clairement au-dessus du lot. Leurs quatre défenseurs sont internationaux. Leurs deux milieux défensifs sont deux petits chiens qui courent partout. Et en attaque, il y a deux gars trapus et rapides à surveiller. Après, Borisov devrait souffrir physiquement, parce qu’ils sont en pleine reprise: le championnat s’arrête en novembre et ne reprend qu’en avril.

Que pourrait viser cette équipe en Ligue 1?

Je pense qu’elle pourrait terminer 9e. Le reste du championnat, c’est du bas de tableau de L2. A Borisov, ils sont quand même tous internationaux biélorusses ou ukrainiens. Ils sont habitués à jouer ensemble depuis longtemps, ils ont quelques résultats au niveau européen. Ca sent le piège. C’est une équipe très forte en contre qui attend l’adversaire, comme la sélection nationale. Mais je pense quand même que le PSG sait à quoi s’attendre.

A quelle ambiance doit s’attendre le PSG dans ce stade?

C’est celui de l’équipe nationale. Il y a 40 000 places découvertes, avec une piste d’athlétisme. Après, je pense qu’il n’y aura pas beaucoup de monde. Vu la température, les gens vont rester chez eux.

A quoi ressemble la vie d’un expatrié en Biélorussie?

Les six premiers mois, c’était compliqué… C’est un autre monde. Mais c’est une vie de footeux. Je vais à l’entraînement et je rentre à la maison. Dans la rue, il y a sentiment de sécurité, parce qu’il y a la police partout. Après, c’est clair que dans les magasins, tu n’as pas toujours les marques que tu cherches.