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Raymond Domenech soigne son retour sur scène

Raymond Domenech soigne son retour sur scène

FOOTBALLL'ancien sélectionneur a accordé sa première interview depuis la Coupe du monde à «L'Express». Une nécessité pour tourner la page...
Romain Scotto

Romain Scotto

Inutile de l’attendre mercredi matin sur le terrain d’entraînement de l’ACBB. Pour une fois, l’ancien sélectionneur ne sera pas aux côté de ses poussins, mais tranquillement chez lui à Paris. Au lendemain de la publication de ses premiers mots post-Coupe du Monde, dans L’Express, les vacances d’hiver tombent plutôt bien. Raymond Domenech a parlé, et il n’est plus question pour lui de s’épancher. A quelques semaines de la conciliation prévue avec la FFF, en avril, la stratégie de l’ancien sélectionneur est assez claire. Soigner son image, et tourner la page.

Les défaites de la Coupe du monde, la grève des joueurs, l’insulte d’Anelka ou la poignée de mains à Parreira sont autant de pensées parasites qu’il essaye d’enfouir. Le compagnon d’Estelle Denis parle maintenant d’une nouvelle vie. «Dans l'ordre de mes priorités actuelles, il y a la famille, les enfants que j'entraîne, le syndicat (des entraîneurs) et le foot, bien sûr. Je ne lui ai pas fermé la porte, au contraire». Aperçu récemment à Vienne pour dispenser une formation d’entraîneurs, il se définit comme un «demandeur d’emploi» dont les semaines sont rythmées par ses visites à l’Unecatef, le syndicat des entraîneurs.

«Je voudrais tout faire. Même la campagne électorale»

Au sein de l’organe dont il est le trésorier, il côtoie tous les jours l’un de ses plus fidèles lieutenants, Pierre Repellini. «Ensemble, on boit le café, on discute, et je peux vous assurer qu’il a tourné la page, lâche le président du syndicat. L’autre jour on a parlé du match Lyon–Saint-Etienne où il m’a dit que j’avais encore pris une fessée, ce que j’ai été obligé de reconnaître.» Le Raymond intime serait toujours chambreur. Simple, et surtout pas calculateur. «C’est moi le vilain canard», s’agace son conseiller en communication, Pascal Irastorza, qui s’élève contre l’idée d’une mise en scène de la vie de Domenech, notamment avec les jeunes de l’ACBB.

«Il n'a pas convoqué la presse pour se faire prendre en photo. C’est un journaliste qui a donné un iPhone à un môme pour prendre des photos volées.» L’ancien boss des Bleus serait donc authentique dans tout ce qu’il fait. C’est même pour cela qu’il croulerait sous les propositions, côté business. Au théâtre, au cinéma ou dans la publicité où il s’est récemment fait remarquer en expert du bluff. «Mon problème, c'est que je voudrais tout faire, explique-t-il dans L’Express. Même la campagne électorale! La publicité fut une respiration ponctuelle(…)» Sur grand écran, il pourrait incarner des rôles «de grand-père. On semble m’envisager en homme sage. Finalement, le monde du cinéma me connaît mieux que celui du football.» Cela ne signifie pas pour autant qu’il le connaît vraiment.