L'asso « à la nantaise » toujours dans l'ombre de Kita

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Un seul être vous manque... L'association « à la nantaise », créée en mai 2010, attend toujours sa première rencontre avec le président Kita. Ces amoureux du club, qui défendent les valeurs du FCN, ont eu l'autorisation de pénétrer dans l'enceinte de la Jonelière pour y rencontrer les dirigeants il y a quelques semaines, mais Kita était absent. « On veut ouvrir le dialogue, explique Florian Le Teuff, le président. On est là pour proposer et non pour contester. » Une précision qui n'est pas inopportune quand on sait que certains membres de l'asso ont eu maille à partir avec le président Kita.
En attendant, si l'association n'a pas l'oreille du propriétaire du FCN, comment faire pour être influent ? « Il est forcé d'entendre parler de nous et de nous écouter, estime le président. On fait de la communication, puis bientôt on va aller sur le terrain économique. C'est le but avec la création du conseil stratégique de développement. »

Florès tempère ses collègues...
Dans l'optique d'un actionnariat populaire similaire à ce qui se fait dans certains clubs espagnols ? Alain Florès, membre et ancien directeur général de Kita, tempère, conscient mieux que quiconque des réalités économiques d'un club de foot : « Il ne faut pas rêver. On est une structure privée. On est très loin de ce qui se fait à Barcelone. Il ne faut pas oublier que Kita a investi plusieurs dizaines de millions d'euros. » L'ex-salarié du FC Nantes ne perd pas de vue l'essence même de l'association : « On n'est pas un contre-pouvoir. Je n'ai pas adhéré contre Kita. On n'a pas de leçons à lui donner. Il est suffisamment grand. On n'est pas plus vindicatif que cela... » D. P.

Enquête

Une grande enquête « Quel FC Nantes pour demain ? » sera adressée aux 1 600 adhérents de l'asso. Les résultats seront dévoilés le 24 février prochain.