Teddy Tamgho s'associe à la légende Pedroso

ATHLETISME De retour à Paris pour préparer les championnats d'Europe en salle, Teddy Tamgho a choisit une légende de sa discipline comme coach, Ivan Pedroso.

M.M.

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Le triple-sauteur français Teddy Tamgho sous les yeux de son nouvel entraîneur Ivan Pedroso, le lundi 10 janvier à l'Insep.
Le triple-sauteur français Teddy Tamgho sous les yeux de son nouvel entraîneur Ivan Pedroso, le lundi 10 janvier à l'Insep. — S.ORTOLA/20Minutes

Deux jours que Teddy Tamgho est de retour en France. Exilé à Alicante, loin du club d’athlétisme de Montreuil, le triple sauteur se prépare depuis lundi du côté de l’Insep, en compagnie d’Ivan Pedroso. Son nouvel entraîneur cubain a un palmarès long comme le bras: cinq fois champion du Monde et surtout champion Olympique de saut en longueur en 2000 à Sydney. Teddy Tamgho est donc bien entouré. «L’important c’est qu’il sache entraîner et qu’on s’entende bien. Qu’il est connu le haut niveau est une donnée importante. Pour préparer 2012 c’est l’essentiel», aime à rappeler le Francilien qui se testera dans deux mois à Bercy, pour les championnats d’Europe en salle. Pas question donc de se laisser impressionner trop longtemps. «Il reste une personne comme tout le monde. Je ne les pas choisi pour son palmarès. Je ne veux pas être illuminé par lui je dois surtout me concentrer avec lui», ajoute-il.

Cette collaboration s’est concrétisée il y a trois mois. Au sortir des championnats d’Europe de Barcelone, il annonçait à Jean-Hervé Stiévenard la fin de leur collaboration avant de chercher un nouvel entraîneur. «Rien n’était fait d’avance, je me suis retrouvé tout seul pendant quelques temps», précise t-il. «Et puis avec Ivan on s’est rencontré en France plus tard, et au fil des discussions j’ai senti que ça pouvait être intéressant de travailler ensemble.»

Satisfait, le français ne voit «que du positif». «Pour moi il a fait mentir ceux qui disaient qu’il n’avait pas les compétences pour faire du triple saut. Les compétitions arrivent et on va vite être fixé». Un choix qu’il justifie par un «besoin de changement» antérieur aux Europe de Barcelone. «Et puis j’ai toujours été fasciné par la technique des cubains, ils sont extrêmement forts sur la préparation physique et moins sur la vitesse, ce qui n’est pas le cas d’Ivan. C’est ce dont j’ai besoin.»

Il s’agit pourtant bien d’un pari car Pedroso n’a aucune expérience en tant que coach. Son duo avec Teddy est donc une forme de baptême du feu. «Personne ne fait l’alpha et l’omega. Il faut bien commencer un jour. Jean Hervé Stievenard  a un jour fait ses premières armes, tout comme Renaud Longuèvre. Ivan fera son expérience avec moi».

Malgré l’inexpérience, les objectifs sont élevés, avec en point de mire les Jeux de Londres en 2012. «Avec Ivan, je cherche surtout à préparer un titre Olympique, si c’est possible.  Lui a déjà remporté cette compétition donc il s’est comment gérer ce type d’évènement je pense que ça va m’aider. On prépare ça petit à petit». Avec au final, l’idée de faire des sauts de géant.